Interview With Kenza Halimi, President Of The BDE

By Alexandra Oh

As a first year student constantly coming across Facebook alerts from an account called “Beady Yi,” I had a few questions: What is this organization? What do they do? What’s planned for this year? I interviewed Kenza Halimi to find out more about the people behind Integration Week.

Kenza Halimi, Euraf 2A, is the current president of the bureau des élèves (BDE)– one of the four permanent bureaus and one of the loudest and clearest voices on campus. The BDE is in charge of student life and coordinating between associations as well as between the students and the administration regarding student life. They plan events and trips to keep students involved and social, and they both represent and serve the student body. This year, the BDE consists of 14 students: seven Eurafs and seven Eurams. They are also in the midst of the recruitment process and plan to add around nine new first year members to their ranks. Kenza’s path to BDE president did not begin like those nine first years however; this will be her first complete year in the bureau. Elections are open to every student on campus and are held in the spring after a week-long campaign. The entire school votes on which list they would like to see represent the student body and organize student life the next year.

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Source : Facebook user Kenza Halimi

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Source : Facebook user Beady Yi

This year, Kenza hopes to build on the legacy the previous members of the BDE left behind, as they were an exceptionally dedicated and effective group. However, as she commented, they are “a different group of people with new ideas and a different vibe and style,” so there will be some differences from last year. She plans to keep up the numerous events planned around nightlife in Reims, but also add more of a variety, including increased daytime events, so that everyone can enjoy the BDE’s efforts regardless of whether or not they drink. Kenza also intends to make all the events more affordable for everyone, which is sometimes challenging to balance with a limited budget. This year’s BDE is focusing on inclusivity, availability, and fostering a close relationship with the student body. It aims to be more involved on campus to answer questions and lend help whenever necessary.

As for events this year, Kenza confirms that there is a lot in store for us. Much of it will be kept secret, but the main events this year will include the first semester ball, the fall trip, and the end of year gala. The first semester ball was a huge hit last year, and this year’s BDE intends to continue that tradition. There also might be a winter trip this year, but it is dependent upon student interest. Prior to the publication of this article Kenza was especially looking forward the first of what she said will be many club nights: La Conquête de l’Olympe. It was held on a recent Thursday evening with two other schools in Reims– Neoma and Infirmiers–with whom Sciences Po students have had little interaction with in previous years. Another favorite project was the integration week, as it was the first time new students experienced life in Reims, at Sciences Po, and with second year students.  

The BDE plays an important role at Sciences Po and works hard to make sure their presence is felt and contributes positively to students’ lives. They offer hardworking and exhausted students a way to unwind, relax, and interact with everyone on campus. I know I’m excited to see how the year unfolds with the BDE’s events, and if you’re interested in becoming a part of this inclusive and motivated group of students, elections will be held at the end of the year.

 

En Marche, l’année d’après

Entretien avec Audrey Barbe et Samuel Teichman ; propos recueillis par Antoine Humbert.

« Celui qui marche toujours sur les bords du précipice, tombe dedans. » Est-ce également le sort réservé au gouvernement Macron ? Alors que la vague de popularité sur laquelle il a surfé pendant la campagne présidentielle semble s’essouffler, le Président de la République connaît un taux d’impopularité record, recueillant seulement 53% de bonnes intentions, quatre mois après son arrivée à l’Elysée. Pour autant, l’institution de Sciences Po Paris, plutôt marquée traditionnellement à gauche, continue à être décrite comme un vivier de militants d’En Marche. La cote de popularité de l’ancien étudiant du 27 rue Saint Guillaume est-elle aussi en perdition sur le campus de Reims ?

Après avoir interviewé Mattia Mancino, président des Républicains sur le campus de Reims, la semaine dernière, je suis cette semaine parti à la rencontre d’Audrey Barbe et Samuel Teichman, co-présidents de l’association En Marche. Au programme : tour d’horizon sur l’année étudiante à venir et les avis des ces deux “marcheurs” sur les premiers mois du gouvernement Macron.

Antoine Humbert : Samuel, Audrey, vous avez donc repris la tête de l’association En Marche, pouvez-vous nous dire quelles sont vos attentes pour cette année politique?

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Audrey, co-présidente de En Marche sur le campus

Audrey : Cette année va être un peu différente de l’année dernière. L’année dernière était marquée par la campagne présidentielle donc nous avons surtout tracté alors que cette année nous aimerions laisser une plus grande place au débat, en travaillant avec Nuances de gauche et les autres associations politiques du campus pour l’organisation. Nous souhaiterions aborder des thèmes qui sortent un peu du classique, sur le numérique ou la santé par exemple. Nous aimerions aussi écouter les attentes des premières années, s’adapter aux thèmes qu’ils souhaitent aborder. Un autre projet est d’organiser des tables rondes portant sur des thèmes de l’actualité, comme sur les ordonnances qui font beaucoup débat afin d’informer et d’échanger de manière construite autour des questions abordées. Chacun pourrait venir s’exprimer et nous pourrions apporter des informations supplémentaires.

Samuel : Je pense que nous avons un peu l’image d’une association politique qui va promouvoir les idées du gouvernement, et bien que ce soit important et essentiel, ce n’est pas là l’unique chose que l’association En Marche du campus compte faire. Nous espérons aller plus loin et remettre la politique au cœur de la vie citoyenne. Et combien même les étudiants de Sciences Po sont très politisés, nous aimerions créer avec Sciences Po En Marche un lien entre les étudiants progressistes de l’ensemble des campus et leurs élus. C’est pourquoi nous travaillons en ce moment sur un projet avec des élus partenaires mais aussi des ministres et autres personnalités politique avec qui travailler et qui serviront de porte-voix aux étudiants de SciencesPo.

Ressentez-vous un réel engouement pour le mouvement d’Emmanuel Macron au sein des étudiants de Sciences Po et plus particulièrement ceux du campus de Reims ?

Samuel : Un réel engouement oui. La Péniche avait réalisé un sondage l’an dernier qui montrait qu’il y avait un réel engouement et nous avions observé la même chose lors de nos tractages sur le campus de Reims. Toutefois cet engouement démontre aussi que les étudiants de Sciences Po sont complètement déconnectés de la réalité du reste de la France et cela peut inquiéter. C’est pour cette raison que l’on voit d’un bon œil le débat avec l’ensemble des autres forces politiques de Sciences Po afin que l’on puisse vraiment débattre et remettre les choses un peu à leur place.

Audrey : A mon ressenti, le campus de Reims a la particularité d’être plus à gauche que Sciences Po en général. Il me semble qu’à Sciences Po En Marche Reims, nous sommes plus minoritaires qu’au 27 rue Saint Guillaume. Donc un engouement des étudiants pour le mouvement, oui, mais aussi beaucoup de contestations.

On entend beaucoup parler aujourd’hui du manque d’expérience des députés et des membres du gouvernement issus de la majorité En Marche ainsi que des erreurs commises par le président de la République. Que pensez-vous, de manière objective, de ces premiers mois du quinquennat Macron ?

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Samuel, co-président de En Marche, à côté d’Aina Kuric, députée de la 2nde circonscription de la Marne (premier rang)

Samuel : On entend effectivement beaucoup parler du manque d’expérience et franchement je trouve que c’est normal. Mais ce qu’a fait En Marche pendant ces élections législatives est quelque chose d’incroyable ; ils ont mis des gens au cœur de la réalité des français à l’Assemblée Nationale. Forcément, lorsqu’on a pas fait de la politique toute sa vie on ne devient pas député en deux secondes et on commet des erreurs. Une m’a d’ailleurs particulièrement marquée : lorsque les députés de la République en Marche avaient voté contre un amendement qu’ils avaient eux-mêmes proposé. Si on regarde l’été de manière objective, malgré les erreurs et ce quel que soit notre opinion, nous pouvons constater que des lois ont été passées et de nombreuses choses ont été faites cette été. Cela nécessite énormément de travail et il y a là un signe de grande volonté. De toute façon, que l’on soit d’accord ou non avec les projets de lois, l’expérience suivra. Pour rajouter un petit mot sur la campagne à laquelle j’ai participé à Reims – j’y étais coincé pour la Summer school de UBC – la député de la seconde circonscription de la Marne, qui s’appelle Aina Kuric et qui a 30 ans, n’avait jamais fait de politique avant. Néanmoins, elle a réussi à s’imposer contre Catherine Vautrin, ancienne ministre, qui se présentait pour un quatrième mandat (Catherine Vautrin est également la marraine des Républicains de Sciences Po Reims cette année, NDLR), ce qui est quelque chose d’assez incroyable.

Audrey : Pendant ces premiers mois du quinquennat, il est vrai que des erreurs ont été commises, notamment celle du général de Villiers, on s’en souvient. Ce que j’apprécie, c’est l’efficacité du gouvernement qui n’a pas tardé à mettre en place les mesures comprises dans son programme.

Quels événements avez-vous préparé pour animer la vie politique du campus en cette année sans élections ?   

Audrey : Pour animer la vie politique du campus, j’attends un peu plus de débats que l’année dernière où tout était tout de même très empreint de militantisme. On se souvient du mur des travaux devant le campus l’an dernier qui changeait de couleur politique tous les jours. J’attends un peu moins d’animosité entre les associations politiques et également plus de débats de manière générale.

Samuel : Sans élections ? Pas vraiment car il y a quand même les élections sénatoriales qui approchent même si les étudiants du campus n’y sont pas directement impliqués. Nous sommes en très bonne relation avec la liste En Marche de la Marne et nous ferons certainement venir les sénateurs récemment élus de la Marne si les candidats d’En Marche la remportent. Ce serait aussi intéressant de débattre sur la communication autour du président (l’homme Jupiter), sur le choix des candidats En Marche pour les législatives, sur le fond, les lois ou encore les scandales. C’est extrêmement important tout comme essayer de comprendre le phénomène de la « Macronmania », les soutiens d’En Marche arborant tous des t-shirts à son effigie, je comprends que cela puisse étonner ! Nous avions aussi des idées de conférences portant sur les coulisses des partis politiques.

Tout comme Les Républicains, Samuel et Audrey viennent de nous montrer que l’association En Marche considère cette année comme une année charnière en matière de partage et de débat avec les autres forces politiques du campus. Alors que l’opinion française ne cesse de changer aux dépens de la cote de popularité du président, cette même popularité resterait inchangée au sein de notre institution d’après les deux présidents, qui ambitionnent même à travers leur association de créer un lien direct de partage d’idées entre les étudiants et certains élus issus de la majorité. Cela serait sans aucun doute un véritable atout qui permettrait d’asseoir encore un peu plus l’hégémonie de notre école sur la formation de l’élite politique (jusqu’à se demander si ce ne serait pas plus négatif qu’autre chose ?) et un véritable moyen d’expression. Dans tous les cas, l’année s’annonce riche en débats et en évènements politiques avec deux associations plus motivées l’une que l’autre, rivalisant d’ingéniosité pour attirer non seulement de grands noms de la politique sur notre campus tout comme un nombre grandissant de sympathisants. Sans oublier les autres formations politiques qui pourront faire entendre leur voix et partager leurs idées et idéaux. Qui donc remportera le titre de parti le plus populaire du campus à la fin de l’année ? Réponse dans neuf mois !

Reims: the unofficial student guide

By Mina Solujic; photo credits to Victoria Constantin

If there’s one things that can tie Sciences Po students together, it’s the seemingly shared dislike of Reims that exists among us. Especially with the less than great weather, not to mention SciencesPo’s total takeover of our lives, lashing out against Reims can be pretty enjoyable. And as much as I do like to complain about anything that bears a slight inconvenience to my life, I’m not a big enough cynic to think that there’s nothing that this little French town can offer us. After spending a year of my life here, I’ve found that there is, in fact, more to do here than just champagne tours and looking at the cathedral. So, without sounding too much like a guidebook, here’s a few cool places that I’ve discovered so that you don’t have to.

Food

For some students, it may initially come as shocking having to be completely responsible for your own sustenance, especially while at a university with a subpar cafeteria. Carrefour, for many, has thus naturally become a sort of second home. But you can’t let yourself get trapped in the Bermuda Triangle that is school, Carrefour, and home; with November breakdown on the horizon, you’re gonna need to break out of it.

I can understand the restrictions of a student budget, but there are some places that should allow a bit of a splurge. One restaurant that immediately comes to mind is Sacre Burger, found just off of Place du Forum. It’s a cool vibe with a fun industrial-esque decor that’s always bustling with people. I’d recommend making a reservation beforehand though, as they’re just that busy.

Those of you wanting to do some more healthy eating might wanna step away from the Carrefour Bio label and instead head up to some of the local farmer’s markets available in Reims. The most popular and aesthetically pleasing one can be found at Les Halles, which is actually a UNESCO world heritage centre with an art deco design. This particular market takes place Wednesday and Saturday mornings, but there are several others that pop up throughout the week. These markets are often cheaper, with better produce grown by local farmers.

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Drinks

Reims doesn’t have the same brasserie culture that one might find in Paris (that is, it sadly doesn’t have one on every street corner), regardless, it does have some cool places to start the night off (or keep it going). The first name that comes to mind is Le Cabasson, objectively one of the best venues Reims has to offer. A cafe by day and a bar by night, it’s a good time for any occasion. With the mismatched everything going on in the bar, you get a feel of that bohemian eclecticism that only seems to exist in movies. If you’re lucky, you might stumble onto one of their mini jazz sessions that they host every few Sundays (yeah, they’re open on Sundays).

If you’re interested in meeting students from other universities, there are some cool bars where one can encounter Reims’ other student communities. Neoma business school students often spend Thursday nights at the Kilberry and then head out to go Voguing afterwards. Another popular student haunt, The Gin Pamp, is filled to the brim on weekend nights.

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A place I recently learned about and which is unfortunately soon closing for the season is La Guinguette, an outdoor bar in the Parc de la Rosarie that also hosts different DJs and other musical sets. It’s a cool place to get exposure to Reims’ relatively low-key cultural life, as well as taking advantage the last of the nice weather before winter comes.

Moving to non-alcoholic drinks, if you’re looking for a place to study that isn’t the library or home, there’s Oma Cafe right on rue Gambetta. Reims is severely lacking in the coffee shop department, so Oma is very nicely filling that void with its caffeinated drinks and vintage designs. Earlier this year it was also opened for two weeks on the weekends until the owner thought better of it. Here’s hoping that she’ll forget about doing that and open up again then, so there is still hope for a weekend study spot (either way, complement the owner on her muffins and she’ll love you forever).

Music

There’s a pretty good music scene in Reims as well, if you forget about the Vogue nightclub. Taking place at Palais du Tau, another UNESCO world heritage site (Reims seems to have its fair share of those), there is Noces Felines, a concert that has up-and-coming artists coming from around France. Champagne from the house is provided and the sets are always a good time, whether you’ve actually heard of the artist or not.

Surprisingly, there’s also an outdoor music festival that takes place in Reims as well. Magnifique Society is a weekend-long festival that takes place at the Parc de Champagne, with both French and international artists coming to perform. The music is good and makes outdoor drinking all the more fun.

This list isn’t close to comprehensive and I’m sure I’m missing so many other great places, but Reims’ social media presence, in terms of cultural events, is on top of its game, making it pretty easy to keep up with any other big upcoming events through Facebook.

Reims has some cool things going on, and it’s lazy to think otherwise. Like any new place, you just need to put in the time to discover your own niche areas. And if you really need a break from Reims, you can always just hop on the next less-than-10e train out of here and take a day trip away to Epernay.

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Rentrée politique sur le campus de Reims

Par Antoine Humbert ; interview avec Mattia Mancino

«  Je suis peu curieux des nouvelles ; la politique m’assomme, tout cela m’abrutit ou m’irrite. »

Il est évident, d’après cette citation si bien tournée, que Gustave Flaubert n’affectionne pas particulièrement la politique et qu’il n’aurait pas cherché à intégrer notre merveilleuse institution. Pour nous étudiants de SciencesPo, la politique fait bien entendu partie de notre quotidien, que ce soit à travers les cours, les débats ou les conversations toutes plus animées les unes que les autres dont l’on entend des brides en passant dans les couloirs ou dans la cour. Malgré la pause estivale des vacances puis l’excitation des premiers jours, le campus revient petit à petit à ses habitudes et la politique reprend sa place dans le quotidien animé des étudiants rémois.  Cette année post-élections semble être dédiée essentiellement au renforcement des partis, au débat de fond et à la remise en question des politiques du gouvernement Macron. Les étudiants de deuxième année les plus engagés dans leur partis respectifs sont déjà à la recherche de leurs successeurs de l’an prochain alors que ceux-ci cherchent encore à s’adapter à leur nouveau mode de vie. C’est dans cette euphorie partisane que notre campus accueille cette semaine la rentrée d’une association politique restée longtemps inactive et que beaucoup attendaient,  l’association rémoise du parti Les Républicains. A cette occasion, j’ai pu interviewer son président, Mattia Mancino.

Mattia, afin de commencer notre interview, que penses-tu de la place de la droite en France ? Celle-ci a-t-elle était fragilisée par l’absence de la droite « traditionnelle » au second tour des dernières présidentielles ?

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M.M. : Bien qu’on entende beaucoup dire ces derniers temps que le clivage gauche-droite est dépassé, que 

 

nous ne sommes plus de gauche ou de droite mais à la fois de gauche et de droite ; je suis persuadé que ce clivage existe toujours. Il me semble que la majorité des gens sur le 

 

 

campus le ressent, le vit et en a conscience. Par conséquent, la droite, les idées de la droite, les valeurs portées par la droite sont encore essentielles en France. Il est vrai par ailleurs que cette droite n’est pas unique mais qu’il en existe plusieurs. Historiquement, il y avait deux partis de droite qui se mettaient d’accord pour ne présenter qu’un candidat aux grandes élections. On assiste aujourd’hui à une division semblable entre la droite de Pécresse et de Juppé et la droite de Wauquiez et de Fillon. Ces droites ne sont pas pour autant antithétiques mais seulement deux façons différentes d’appliquer des valeurs communes. Quoi qu’il arrive, il faut que la droite reste unie et forte pour faire avancer ses valeurs.

La défaite de la droite aux dernières élections est à la fois dû à une réalité conjoncturelle et des raisons sous-jacentes qui perdurent depuis ces 15-20 dernières années.  On a assisté durant ces années à une “moyennisation” du discours politique. La différence entre la droite et la gauche se résumaient pour beaucoup à des questions techniques : augmenter la TVA pour baisser la CSG ou augmenter la CSG pour baisser la TVA. Cela a eu pour conséquence de déconcerter l’électorat qui votait un tour un droite un autre à gauche et ne savait plus se positionner sur l’échiquier politique. Macron a pu profiter de cette moyennisation ainsi que de la faiblesse de ces adversaires, aussi bien du PS où la campagne de Benoit Hamon fut un désastre en raison du manque de soutien du parti et de la percée de Mélenchon, qu’à droite où les affaires ont déstabilisé la campagne. Malgré tout, on retient que les valeurs de la droite font quand même l’adhésion d’une vaste majorité des français puisque malgré les affaires, Fillon est arrivé à moins de 470 000 voix du second tour.  

Etre de droite dans une institution de gauche, ce n’est pas un peu compliqué par moment ?

M.M. : Non, ça va. La majorité des étudiants de SciencesPo sont politisés et s’il est vrai que par moments certains ont du mal à distinguer la personne politique de la personne en elle-même, ils restent en minorité. Je suis en collocation avec un petit blondinet qui vote Macron, je suis très ami avec un Hamoniste/Mélenchoniste et tout se passe très bien. Les croyances font partie de l’identité de chacun et non l’inverse. Néanmoins, il est vrai que certaines personnes restent clivées et ne parviennent pas à être tolérants tout en prônant la tolérance.

Mattia, tu es italien, né en suisse, tu résides à Monaco, et par conséquence tu n’as pas le droit de voter en France. Comment se fait-il que ce soit toi le président des Républicains du campus et pourquoi un tel engagement de ta part ?

M.M. : Je suis en effet italien, né en suisse et je réside à Monaco et c’est pour cela que je suis président des Républicains. Derrière mon engagement, il y a une volonté à termes d’obtenir la nationalité française et pour l’instant je vis mon engagement politique à travers le militantisme ce qui me permet de faire entendre ma « voix » à travers les longues nuits de collage, d’affichage, de tractage, d’organisation des événements… Donner mon temps, c’est une façon pour moi de faire entendre mes convictions politiques.

Pour terminer, vous organisez une réunion d’information demain soir avec Catherine Vautrin, présidente du grand Reims, vous attendez-vous à voir beaucoup de monde et quels sont vos projets pour cette année universitaire ?

M.M. : Catherine Vautrin, qui est la marraine de notre section pour cette année nous fait donc l’honneur de venir nous voir demain, mercredi 12 septembre à 17h30 pour notre réunion d’information dans la salle des Actes. On choisit cette salle car il s’agit d’un lieu de passage où chacun peut se rendre et c’était là, le but de la réunion : l’ouverture. Nous ne sommes pas là pour rester entre nous. Au contraire, nous voulons que des personnes n’ayant pas encore d’opinion politique ou ayant des opinions politiques contraires ou ayant des fausses idées sur la droite aient le courage d’entrer pour échanger, écouter les discours voir voler deux-trois petits fours et un verre de coca afin d’en apprendre plus sur la droite et ses valeurs. On veut casser l’image du jeune de droite qui vient de Neuilly et qui va tous les dimanches à la messe en latin ; il y a différentes droites, on peut être issu de la droite populaire comme de la droite des classes moyennes, la droite c’est seulement un ensemble de valeurs, de la droite catholique comme de la droite nietzschéenne. On espère évidemment avoir le plus de monde possible et de voir des gens ayant le courage de faire un tour et qui se sentent concernées.

Cette année, on va faire de très nombreux événements, où tout le monde est le bienvenu, (pas forcément sur le campus) peu importe leur orientation politique. Nous avons notamment une série d’évènements qui s’intitule « Les Républicains à la rencontre de… » où nous irons rencontrer des agriculteurs, des élus locaux, des sans domicile fixe, des retraités etc. Nous avons aussi une rencontre prévu avec un ancien ministre le 17 octobre prochain, mais aussi de nombreux autres événements, des débats, des conférences… On espère que ce sera une année riche et très intéressante.

Les Républicains lancent donc leur rentrée demain, mais ce ne sont pas les seuls sur le campus à s’activer en ce début d’année. Ce matin, un groupe d’étudiants de SciencesPo se sont notamment rendus au boulevard de la Paix afin de manifester contre la Loi Travail du nouveau gouvernement et défendre leurs convictions sur le travail et les libertés syndicales. Toujours est-il que malgré l’absence de toutes élections nationales cette année, celle-ci s’annonce riche d’un point de vue politique et promet des débats animés aussi bien entre les représentants des différents partis qu’entre les étudiants au fil de l’actualité politique et des mesures prises par le nouveau gouvernement.  La semaine prochaine, nous interviewerons Audrey Barbe et Samuel Teichman, co-présidents de l’association En Marche du campus.

Carte Jeune vs Blablacar: which suits you best?

Read the French version

Being a student doesn’t mean remaining static. In order to occasionally return to your hometown or travel for a weekend, you’ll need to choose between various available transport options, and the Sundial is here to help you by comparing the advantages of the Carte Jeune and Blablacar.

Advantages of the Carte Jeune:

  • 30% discount on any train travel with a reservation (TGV and Intercités)
  • 25% or 50% discount, depending on the period of time, on any train travel without a reservation (TER and Intercités)
  • Ability to work while traveling
  • Your own personal space
  • No luggage size constraint
  • In some cases, faster than Blablacar
  • More stable and predictable schedules (you can plan in advance)
  • Access to last minute tickets discounts that can be very useful for a spontaneous trip

Advantages of Blablacar (carpooling website):

  • Relatively cheaper than the train (with Carte Jeune)
  • No subscription or prepayment required
  • Possibility to meet new people and pass time by talking, depending on the driver’s friendliness
  • Possibility of asking for a detour and benefitting from a door to door travel
  • Possibility to contact and arrange with the driver in case of a last minute impediment
  • On your profile, you can select your preferences in relation to music volume, presence or lack of pets, smoking and even willingness to chat
  • The drivers are evaluated by their previous passengers on their driving and punctuality, and you can find users’ comments on their carpooling experience
  • Blablacar also exists for travel beyond French borders and within other European countries

Other criteria that must be taken into account:

  • Your specific trajectory

If you want to go from Reims to Le Havre, there are no direct train lines, and you have to switch trains in Paris. In this case, Blablacar may be a better option since it will take the same amount of time, or less, and will turn out cheaper

  • Personal preferences

If you want to work or just maintain a degree of privacy, the train might be preferable. In case, you enjoy meeting people outside of SciencesPo, then Blablacar is your opportunity.

  • Having the Carte Jeune doesn’t prevent you from using Blablacar from time to time, since it doesn’t require any subscription

Students react to Integration Week

By Antoine Humbert

Sunday, while most second year students were getting ready for the new student year to start, first years were enjoying the final event of Integration Week in the woods, somewhere in the south of Reims. An opportunity for us to come back on this unique experience of the Integration Week and see if it was really enjoyed by the newly arrived “SciencesPistes.”

Integration Week was officially launched after the welcoming presentation at the Town Hall on August 25. It started with the traditional campus tour to enable new students to discover their new place of studies for the two years to come.

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Alexandre, Euram 1A

Alexandre Desrez, a student from Paris, Euram 1A, said, “It is a beautiful campus, both modern and full of history at the same time, quite impressive when first coming in, especially when you know about the great names that came out of it prior to you.”

While this opinion on the campus was shared by nearly everyone, some other students believe they still have a lot to learn from the campus and are impatient to discover life there, a sentiment expressed to The Sundial Press by Nils Bourdin, Euraf 1A. He doesn’t feel like knowing the campus yet despite the small tour that was made and he’s awaiting “a very active campus life and many events on campus, as Reims is said to be a quite dead city and I don’t want to get bored.”

Bored is clearly not the state of mind of 1A students following last week. Tired, excited or maybe even drunk can better describe how many ended up. It must be said that the Student Bureau (BDE) has not skimped on resources to propose as many events possible to welcome the new promotion in the city of kings.

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Kenza, Euraf 2A and President of BDE

Kenza Halimi, Euraf 2A, president of the BDE, admitted that it was “a big job on Skype throughout the holidays”, as she was working while away to make the most of the integration week.

This hard work has been rewarded by the enthusiasm of all the 1As who have quickly integrated themselves with both their peers and welcoming 2As.

Joël Kouassi and Jean-Michel Betran, both in Euraf 1A, believed that the best event of the week was definitely the City Quest during which they were able “to get to know more people, have fun and at the same time discover the entire city–all this in the best atmosphere possible.”

“I’ve been able to discover at the same time the students, the 2A, the administration, the campus and the city; it has really enable me to introduce myself to the student life… I really don’t know how I would have integrated myself without it,” said Marie Royal, Euram 1A.

Alexandre added that the “Integration week is essential to launch your year…and paradoxically even for your year as you get to know the environment in which you will evolve.”

However, “Integration Week is only a taste of what’s yet to come,” hints Kenza.

Sciences Po Integration Week Off to a Strong Start

By Alexandra Junge and Sara Sanabria

Integration Week kicked off on Friday with the yearly opening ceremony in the beautiful town hall of Reims, where Sciences Po Campus Director Nathalie Jacquet and Deputy Director for Academic Affairs Olivier Chopin welcomed the entering first year cohort. In her address Jacquet extended her congratulations to the assembled students for their admission to Sciences Po, proud to see them join its community. She also expressed gratitude to Reims city officials for the significant support that they provide to Sciences Po’s flagship undergraduate campus.

The empowering, warmly welcoming, and perhaps gently intimidating words expressed during that opening ceremony stuck with the fresh-faced students as they made their way to the first stop of their Integration Week adventure that evening. At the Hemingway and the Bodega, both student favorites, attendees gathered in awkward groups of friends to be, gripping beers and unidentifiable punch more firmly than perhaps needed.

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Integration Week bar night at the Hemingway

The author and namesake of the former bar’s own words come to mind, “I drink to make other people more interesting.” However, if Hemingway himself could see this crowd he surely would change his point of view as over 100 nationalities, all with individual stories and characters, are represented on the Reims campus this year.

New students from Armenia to El Salvador gathered in chatty groups got to know each other as the night went on. Just a couple of years ago few in Reims would expect to see so many nations represented at a casual bar night in this quaint city at the heart of the Champagne region. And it is indeed Sciences Po Reims’ greatest asset as students pointed out.

“I love the international community on campus and can’t wait to see how the many different perspectives and backgrounds among students come into play both within and outside of the classroom!,” said Robyn Baker, Euram 1A, a student from San Diego, California.

Small talk was interrupted as members of the Student Bureau (BDE) made the rounds, welcoming the new students and introducing themselves. Inquisitive 1As and exchange students were keen to have all the rumors they heard confirmed: Was it true you could not miss more than two classes? Are readers actually necessary? And perhaps most pressingly, what does Reims have to offer?

Indeed, for some, this town will be an inviting challenge. Exchange students from Sao Paolo questioned whether Reims’ tranquility could live up to the entertainment of their hometown of 12 million.   

From that initial welcoming ceremony to a presentation on sexual harassment and tours of campus led by second year students, it was a long Friday. Yet, the success of the first bar night of the year can be measured in the positive subversion of expectations: “Reims is prettier than I expected” and “people are more normal than I thought!” were frequently overheard walking past clusters of gabbing new students.

The following day featured other BDE events such as a trip to IKEA, where students had the opportunity to shop and hopefully make their dorms and apartments feel a little more like home, and a scavenger hunt where participants had to find different points of interest around the city. The Arts Bureau (BDA) stand, where participants had to act out a scene or rap on the spot, was a crowd favorite.

To finish off the hunt, participants found themselves at the Parc Léo Legrange, where teams competed in games and activities such as a timed obstacle courses where team members had their legs tied together. Naturally, beer-rally races were in full swing.

Finally, participants enjoyed a meal prepared by the Sciences Po Environmental Association (SPE). Students chose from an array of vegetarian dishes, from wraps to hummus, pasta and organic cider.

On Sunday, a herd of chanting students marched from Sciences Po’s campus to the Parc de Champagne, triumphant despite an exhaustive night at the Vogue nightclub. While hangovers lingered, anticipation for the “Reims Civil War” took over rapidly as the stacks of beer and other beverages become visible close to the park.

The day began with introductory chants, and across the park foreign bystanders listened to the not-so-politically-correct spirit songs about polygamous women and the Remoise drinking culture and fighter spirit. Participants consumed beer and boxed wine in ungodly amounts, and the lack of water became quite clear as dehydration from the night before caught up to some in the beaming sun.

Of course there would be no proper integration event without a little surprise from the staff at the end of the day. Having lined everyone up for what seemed to be another big game, the second year students who volunteered to staff the event proceeded to attack with all sorts of unsavory weapons, ranging from ketchup, to flour and fish sauce. The standards of last year’s civil war were surely met if not exceeded, and next year’s bar has been set high for the staffers to be.

Head of New Student integration for the BDE, Liam Archbold, Euram 2A, said the bureau was “absolutely blown away by the openness and excitement with which the 1As and Exchanges have thrown themselves into every event, and their willingness to mix with current students has made for a fantastic beginning to the year.”

While the first few days have been demanding for both the students and the bureaus alike, the energy that everyone has approached them with certainly shows just how worthwhile it has been and promises an exciting year to come.

Photos: Alexandra Junge//The Sundial Press