An English Girl’s Search for Sun: A Snapshot of the South

By Jessie Williams

It was raining when we left Montpellier. The sky was a slate grey. The ground was glistening with pools of water; reflections danced and then burst into fragments as cars ploughed through them. Our FlixBus pulled onto the autoroute and the landscape outside blurred into one indistinguishable mass. Despite being around 927 km away, the weather was not dissimilar to that found in the UK – yes, it is a national obsession, and yes, my spring break was spent in search of that elusive white ball in the sky.

Marseille. 13.40pm. Azure blue sky. Finally, some sun on my pale skin. We walked through the old port, dragging our suitcases down cobbled streets in search of our Airbnb. Sea gulls flew overhead while buskers played down below. The smell of roasted chestnuts mixed with the salty sea air.

We visited the cathedral first – Cathédrale de la Major –  one of the largest in France with a capacity for 3,000. Built in a Byzantine-Roman style, it has a distinct oriental vibe with sky-high domes, beautiful mosaic floors, and vibrant colours.

Later in the day, we explored Le Panier, the city’s arty quarter with walls embellished with graffiti, tiny ateliers, and musty antique shops. It was quiet, apart from a few locals chatting and children playing on roller-skates. We walked down to the harbour, passing skateboarders circling in front of the Hotel de Ville, the tricolour fluttering in the breeze. Hanging our legs over the side, we watched the water gently swell, moving the boats, as the light faded and the wind picked up.

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Le soir; when the lights are reflected in the shiny black water and the old port buzzes with energy. For all the foodies out there, go to Bistrot L’Horloge –  I still daydream about the arancini balls I ate there.

On our second day in Marseille, we ventured further afield and walked to the Calanque de Sugiton. The sky was thick with fog when we started our hike. Google maps led us through some woodland, past pale craggy cliffs which loomed menacingly as we walked further into the disappearing mist, then we turned a corner and suddenly this vast expanse of turquoise loomed before us. The Med in all its glory; sparkling under the warm spring sunshine.

iPhones were whipped out and photos taken. It really was stunning. But the best part was the fact that we almost had this paradise all to ourselves – during the summer, it would be overrun with tourists, as well as the potential threat of wildfires. The uneven path led us to a rocky outcrop where we could survey the never-ending sea. The vista was breath-taking. If only we had longer to sit and take it all in. Alas, we had a train to catch.

The journey to Aix en Provence was quick – birds dipped and soared in the amber sky as the sun sunk and we sped inland. The impressionist artist, Cézanne, lived here; walking from the station we passed a statue of him with his art paraphernalia strapped to his back – ready for a painting session en plein air. Wandering through picturesque squares with old stone fountains in the centre, I too felt the urge to crack out some paint.

On Saturday we stumbled upon the weekly market held in Place Richelme. There were stalls selling everything under the Provençal sun – olives, cheese, meat, fruit, clothes, baskets and jewellery. We slowly meandered our way through the hustle and bustle, savouring the warmth of the sun on our backs. But don’t be fooled by this climate; at night the Mistral blew through the narrow streets – catching out anyone inappropriately dressed (me).

“Painting from nature is not copying the object; it is realizing one’s sensations”, said Cézanne, and it’s no wonder he – and countless other artists – felt so inspired by the natural world here. After a short walk up a hill, we sat in Cézanne’s garden with shafts of sunlight slicing through the trees, birds chirping and the view of the terracotta rooftops of Aix in the distance. It was the most relaxed I’d felt in a long time.

When we left the south, the sun was shining. It was hot on my face through the train window, and it burned on my mind for the 10-hour journey back to Reims.

Les aventures de Gaëlle reporter (2/2)

By Gaëlle Fournier

Lire la première partie.

2ème partie :

9:30 a.m : Après 30 minutes de marche, à 1 140 mètres d’altitude, la vue est impressionnante, offrant un point de vue magnifique sur la vallée et les îles environnantes des Saintes, de Marie Galante et de La Dominique. Profitant de dix secondes d’éclaircies, j’immortalise ce moment : le dôme de la Soufrière vient d’apparaitre. Il nous reste un peu plus de 300 m de dénivelé à escalader pour arriver au sommet du volcan.

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Deux sentiers s’offrent à nous : le chemin des dames emprunté par la plupart des randonneurs en raison de sa “facilité” et le chemin des scientifiques, emprunté par les randonneurs les plus confirmés. La guide a fait son choix : ce sera le chemin des scientifiques ! Les paroles de la vendeuse de chez Decathlon prennent dès lors un sens nouveau : ” La Soufrière pour une première randonnée ? Et bien vous démarrez fort ! “et elle ne croyait pas si bien dire …

9:45 a.m : Parée de mon plus beau K-Way, je débute l’ascension du dôme par un vent et une pluie dignes de la Bretagne.

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C’est parti pour (aller-retour) 4 heures et 8,6 km d’escalade sur la partie ouest du volcan, et plus précisément sur le Col de l’Échelle, afin d’atteindre le sommet. Le col porte bien son nom ; chaque pas sur le sentier rocailleux et escarpé est en effet stratégique, le moindre dérapage conduisant à une chute vertigineuse dans un brouillard qui se fait de plus en plus épais. Soudain mon père s’arrête : les fixations du lacet de sa chaussure droite, d’une marque pourtant réputée chez les montagnards, viennent de lâcher, un seul pied est désormais maintenu. Le groupe poursuivant l’ascension, nous décidons de continuer. Mais cinq minutes plus tard, le sort s’acharne sur notre famille des ” faux-savoyards ” : la semelle d’une des chaussures de ma mère se détache. J’avertis alors la guide qui tente de trouver une solution. Mon père va pouvoir continuer avec ses deux chaussures mais pour ma mère, l’affaire s’avère plus compliquée. Avec l’humidité, la semelle n’isole plus du tout son pied : elle va devoir continuer l’ascension sur un pied, l’un en chaussure et l’autre en chaussette. Angoissée depuis le début de la randonnée, ma mère est encore moins rassurée, d’autant plus que le vent et la pluie redoublent. À 1300 mètres d’altitude, il est trop tard pour rebrousser chemin et retourner à la Savane à Mulets. Nos coéquipiers sont admiratifs : ma mère va devoir réaliser l’ascension, déjà difficile bien équipée, sur un pied. Heureusement, notre groupe est solidaire. Tandis que Maë aide ma mère à gravir le sentier escarpé, un formidable esprit d’équipe se met en place. Tels les All Blacks, nous nous peignons les joues d’argile noire trouvée sur le sentier. M’agrippant de toutes mes forces à une corde, face au vide, je contemple, malgré ma peur, le paysage. C’est un paysage lunaire dans lequel la roche volcanique côtoie l’unique fleur du col, l’ananas rouge. Impossible de ne pas se sentir insignifiant devant ce spectacle saisissant.

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11:30 a.m : Plus que quelques mètres à escalader avant d’arriver au sommet. D’un bruit continu et assourdissant, des émanations de gaz soufré s’échappent du plateau sommital de la Soufrière. C’est terminé, nous y sommes. Par intermittence, une vision panoramique de la Guadeloupe et de ses îlets environnants se présente à nous. Nous nous approchons des différents cratères : le cratère Dupuy, le gouffre Tarissan et le gouffre Napoléon. Le Gouffre Tarissan, rempli d’acide à 70 mètres de profondeur, est impressionnant. D’importantes fumerolles, gaz majoritairement composés de vapeur d’eau et de CO2, s’en échappent. L’odeur est particulièrement nauséabonde, due à la présence d’anhydride sulfureux. Maë nous raconte alors la légende du gouffre, selon laquelle ce dernier tiendrait son nom d’un vétérinaire du XIXème siècle dont l’intrépide curiosité l’aurait fait chuter dans l’abîme.

12:00 a.m : Après avoir pu admirer toute la puissance du volcan, nous reprenons les chemins balisés du parc national, en passant cette fois-ci par le chemin des dames. Au cours de la descente, nous partons à la découverte de deux points géologiques importants : l’éboulement Faujas et la Grande Faille. Si l’éboulement Faujas provient d’une éruption du volcan remontant à 1798, la Grande Faille, également appelée Fente Nord, sépare littéralement le volcan en deux jusqu’à son sommet. Elle renferme des nappes de gaz carbonique qui rendent dangereuses son exploration. Nous nous y arrêtons. Sa végétation luxuriante, constituée de fougères arborescentes, d’ananas montagne, de Siguine blanche et surtout de sphaignes multicolores gorgées d’eau, est captivante.

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12:30 a.m : De magnifiques points de vue sur la vallée, la Mer des Caraïbes et le petit cul de sac marin composent notre parcours. Tandis que nous nous arrêtons pour contempler les Monts Caraïbes, ma mère essaye tant bien que mal de replacer sa chaussette autour de sa semelle décollée. Une autre avait été placée en renfort mais s’est détachée en cours de route. La pause terminée, nous nous remettons en chemin. C’est à ce moment précis que survient l’impensable : la deuxième semelle cède, entrainant dans sa chute la destruction de la deuxième chaussure. C’en est fini pour la paire de chaussures de randonnée de ma mère. Une heure nous sépare de l’arrivée : elle va devoir l’atteindre sans chaussures. Mais notre guide ne l’entend pas de cette façon et s’inspirant de Yannick Noah, elle décide de finir l’aventure pied nus. ” D’autres guides le font. Et puis j’ai toujours eu envie d’essayer cette technique alors c’est l’occasion ! ” s’exclame-t-elle. Néanmoins, un autre problème se pose : la guide chausse du 41 et ma mère un petit 36. Je propose dès lors un compromis, celui de donner ma paire de 38 à ma mère et de prendre le 41 de Maë : l’écart sera ainsi moins prononcé.

13:30 a.m : Les derniers pas sont les plus difficiles. La récompense des bains jaunes n’en a été que plus belle. Après 5h30 d’efforts intenses, la chaleur de l’eau apaisant mes pieds endoloris se révèle être le plus beau des présents. Dans les bains chauds à 60 degrés, nous nous remémorons notre périple.

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Au bilan : deux paires de chaussures de randonnées complètement foutues, des chutes, des images à jamais gravées dans notre mémoire et surtout, une sacrée aventure à raconter.

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À bientôt pour de nouvelles ” aventures de Gaëlle Reporter ” !

 

Les aventures de Gaëlle reporter

By Gaëlle Fournier

1ère partie :

Il est plus de minuit lorsque Morphée atteint ma chambre. Dans mon rêve, je suis au cœur d’un dilemme cornélien avec ma colocataire Cléa, son pot de pesto à la main – celui de savoir s’il est raisonnable ou non de regarder un autre épisode de Gossip Girl – lorsque “Barbara Streisand” retentit dans la pièce. ” Barbara Streisand ouhouhouhouhhhh ” se fait entendre et ce de plus en plus fort. J’ouvre les yeux. Que se passe-t-il ? C’est l’alarme de mon iPhone. Il est 5 heures du matin. Je tente de retrouver mes repères. Où suis-je ? En Guadeloupe et plus précisément à Saint-François. Quel jour ? Le 6 janvier 2017, profitant des vacances d’hiver communément connues par les sciencespistes sous le nom de ” winter break “. Je sors alors de ma chambre et me dirige vers la terrasse. Il fait encore nuit. La température est pourtant très agréable à une heure si matinale – 25 degrés – contrastant avec les températures négatives enregistrées au même moment en métropole. Mon sac à dos est prêt. À l’intérieur, on y retrouve l’équipement de base du randonneur : une bouteille d’eau, des pansements, une autre paire de chaussettes, un K-way, une polaire, un appareil photo, mon portable et spécificité de la randonnée en Guadeloupe, un maillot de bain en guise de récompense, afin de profiter des sources d’eau chaude situées au pied du volcan.

Saint-François – 6:00 a.m : C’est l’heure de partir. Deux heures de route sont nécessaires pour atteindre notre destination, qui se trouve à l’autre bout de l’île. Dans la voiture, le paysage défile. De ma fenêtre, les bananeraies, rhumeries, et plantations de cannes à sucre s’étendent à perte de vue. Ce sont des richesses dont la Guadeloupe bénéficie, son économie reposant majoritairement sur l’agriculture et sur nous, les touristes, qui attirés par le soleil des tropiques et la chaleur estivale surtout en pleine période hivernale, y posons nos valises régulièrement. En 30 minutes, le dépaysement est déjà total. Ma vue jusqu’alors habituée aux plages de sable fin bordées de cocotiers, aux lagons turquoise propres à l’aile Est de l’île, nommée Grande-Terre, s’accoutume désormais à des collines verdoyantes, avant de plonger dans la forêt tropicale, étape incontournable avant d’atteindre les montagnes volcaniques des Petites Antilles. Constituée d’un archipel de sept îles, la partie principale de la Guadeloupe, Karukera en créole, est en effet composée de deux îles disposées en forme d’ailes de papillon exotique, Grande-Terre et Basse-Terre, séparées par un étroit bras de mer répondant au nom de Rivière salée. Soudain le paysage devient sombre, une pluie torrentielle s’abat sur le par brise : nous sommes arrivés en Basse-Terre, île montagneuse et volcanique, au climat tropical humide, où le sable des plages s’est noircit. La végétation y est beaucoup plus dense, le relief beaucoup plus accidenté qu’en Grande Terre. Au cœur du parc national de Guadeloupe, nous arriverons bientôt à destination : le volcan de la Soufrière, culminant à 1 467 mètres d’altitude, nous y attend.

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Saint-Claude – 8:05 a.m : Arrivée dans le petit village de Saint Claude où un épais brouillard recouvre la route. Dans un virage, une petite cabane nous attend. À l’intérieur une jeune femme se présente : Maë, une vingtaine d’années, très souriante, va être notre guide pour l’ascension de la Soufrière. Nous sommes huit à avoir opté pour le menu randonnée. Le reste du groupe a, quant à lui, opté pour le canyoning. Un portugais ne cache alors pas sa déception lorsque Maë lui annonce qu’elle ne s’occupe pas du canyoning, préférant le volcan aux descentes en rappel. S’appuyant sur des années d’expérience en montagne, mon père me conseille de replier mes chaussettes de randonnée par-dessus ma cheville, mes nœuds de lacets ainsi que les crochets afin d’éviter de trébucher et surtout que mes lacets se défassent. Astuce de savoyard, me dit-il. Moi je trouve que ça fait plutôt Jean-Claude Duss des Bronzés font du ski que Savoyard, mais bon. La guide est de mon avis. Elle nous demande d’ailleurs si l’on vient de Savoie. Si Versailles et ses abords formaient une chaîne de montagne, j’aurais acquiescé, mais nous savons que ce n’est pas (encore) le cas. On nous doit alors désormais le surnom de la famille des ” faux-savoyards “.

8:30 a.m : Les présentations faites, une pause-café et dix minutes de voiture plus tard, nous voici enfin au point de départ du sentier de randonnée. Comme nous, ils sont 300 000 chaque année à venir tenter leur chance pour rencontrer la ” vieille dame ” comme la surnomment les Guadeloupéens. Au pied du volcan, à 950 mètres d’altitude, le site des bains jaunes, bassins d’eau tièdes alimentés par des sources thermales provenant du volcan, est un véritable spa naturel reconnu pour ses propriétés thérapeutiques. Édifiés par les militaires de la coloniale en 1887, ils sont régulièrement entretenus et nettoyés chaque semaine par le personnel du parc national. Dans une eau soufrée à 28 degrés, ils sont appréciés à la fois de la population locale et des randonneurs se prélassant après avoir gravi le volcan.

Les bains jaunes

9:00 a.m : C’est parti pour la première étape : l’ascension dans la forêt tropicale. Empruntant le chemin de randonnée de la Trace du Pas-du-Roy, nous nous enfonçons au cœur de la forêt tropicale, en direction de l’ancien parking de la Savane à Mulets. L’accès en voiture n’y est plus possible depuis l’effondrement d’une partie du Piton Tarade sur la route qui y menait, depuis le séisme des Saintes remontant à 2004. Construit par les militaires de la coloniale en même temps que les bains jaunes, ce chemin était à cette époque le seul passage pour atteindre les contreforts du volcan. Marchant sur les pavés, nous admirons la richesse du patrimoine végétal du parc national.

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Devant un arbre, saisissant une liane (qui s’avérera être, en réalité, une racine), la guide nous fait un petit point culture. Tel Julien Lepers, elle nous demande quel type de volcan est la Soufrière. C’est alors spontanément que je réponds ” Phréatique ” et … bingo, c’est une bonne réponse ! Je dois admettre qu’étant la cadette du groupe, j’étais la plus à même à répondre à cette question (et oui, qui aurait cru que mes cours de SVT de 4ème avec Mme Yver me serviraient un jour pour gravir un volcan).  Bénéficiant depuis 1992 du label international de Réserve mondiale de Biosphère de l’UNESCO, le parc national de Guadeloupe fait partie des territoires remarquables pour la qualité de sa biodiversité. Outre la richesse et la beauté de sa flore, il abrite de nombreuses espèces endémiques de l’île : des oiseaux, chauves-souris, mammifères, insectes et … 150 espèces d’araignées dont une mygale, connue sous le nom de mygale de la Soufrière ! Découverte en 1999, elle a coutume de se promener entre 700 et 1465 mètres d’altitude. En arachnophobe confirmée, mon sang ne fait qu’un tour : prions pour ne pas la croiser.

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By Jetlagvoyage (Soufrière de Guadeloupe) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC BY 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/3.0)%5D, via Wikimedia Commons

À suivre …