3As around the world

Propos recueillis par Justine Guerineau

L’année dernière Margaux Rémond, originaire de Lyon, était en deuxième année dans le programme euro-américain du campus de Reims. Elle effectue actuellement sa troisième année à l’université Queen’s à Kingston, Canada.  

Margaux a accepté de répondre à nos questions depuis Ottawa où elle fête Thanksgiving chez l’une de ses colocataires.

Quels sont les différents départements accessibles aux exchanges students ?

Je dirais la plupart d’entre eux. Personnellement, j’étudie dans la Faculty of arts and sciences, comme la plupart des étudiants en échange de Sciences Po. La business school est également ouverte aux exchanges.

Comment qualifierais-tu la charge de travail en dehors des cours ?

Importante mais supportable. En fait, je retrouve peu ici la plupart des exercices « phares » de Sciences Po. Je n’ai aucune présentation orale à préparer. Les midterms ne sont pas tous programmés au même moment et ne valent pas autant que sur le campus de Reims. Globalement, les notes sont centrées autour d’un ou deux essays, un midterm, un final et la participation. Le travail hebdomadaire comprend les readings, qui sont nombreux et dont la lecture est nécessaire pour participer en classe. Considérant le fait que nous avons moins d’heures de cours qu’à Sciences Po et que c’est à peu près le seul travail demandé, la plupart des élèves les lisent. Maintenant je dois avouer que, quand on a le monde à découvrir, certains passent à la trappe…

Que penses-tu du campus ?

Je le trouve magnifique ! Il est situé sur le lac Ontario. D’innombrables ressources sont mises à la disposition des élèves, autant au niveau des activités extra-scolaires que des services de santé (physique et mentale). Il existe également un service gratuit qui te permet d’être raccompagné le soir, où que tu sois dans la ville. Au niveau de la sécurité, des lampadaires bleus ont été placés dans tout le campus pour permettre aux élèves de localiser les « emergency telephones ». Ils peuvent utiliser ces bornes d’appel s’ils se sentent suivis par exemple. Si un élève considère qu’il court un risque en s’arrêtant pour téléphoner, il peut également appuyer sur tous les boutons qu’il croise afin que l’université puisse le localiser. Par ailleurs, il y a toujours quelqu’un à la Joseph S. Stauffer Library qui est ouverte de 8h à 2h du matin.

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Comment décrirais-tu les relations entre professeurs et élèves ?

C’est à peu près le même schéma qu’à Reims : les élèves sont assez à l’aise avec les TA qui sont pour la plupart extrêmement jeunes (certains ont à peine deux ans de plus que nous). Maintenant, si je devais comparer à un système universitaire français, je dirais que c’est plus informel, plus friendly. A contrario, les professeurs de lectures sont plus inaccessibles. L’année dernière, nous étions environ 200 élèves par lecture, tandis qu’ici, les amphithéâtres sont conçus pour accueillir plusieurs centaines d’élèves.

Tu avais passé l’IELTS ou le TOEFL ?

L’IELTS. Un minimum de 7 est requis. Mais l’université accepte également le TOELF avec un score minimum de 88.  

C’était ton premier choix ? Qu’est-ce qui t’a attiré dans la perspective d’étudier au Canada ?

En fait, Queen’s était mon troisième choix et je suis incroyablement heureuse de ne pas avoir été reçue dans mes deux premiers choix (l’université de Toronto et l’université Concordia à Montréal). Kingston est une petite ville et, lorsque je compare mon expérience à celle de mes amis qui étudient en métropole, je m’y sens plus intégrée. Le campus est vraiment situé au milieu de l’activité. Par ailleurs, je vis dans une collocation de 7 personnes avec qui je m’entends très bien. Nous habitons dans une maison sur le campus, gérée par une coopérative. Il y a une cinquantaine d’années, quelques étudiants se sont endettés en achetant de nombreuses maisons sur le camps et en formant une association. Aujourd’hui, il est possible de vivre dans ces logements en adhérant à l’organisation. Les membres participent au remboursement de la dette en reversant leur loyer directement à la coopérative, et non à un propriétaire privé ou une résidence universitaire.  S’ajoute également le système de repas, ou “meal plan”. Je travaille quatre heures par semaine dans la cuisine de la grande maison centrale, surnommée la « dining room » ou « le 397 », en référence au numéro de la maison. En échange, je profite de 3 repas par jour à prix dérisoires et je ne perd pas de temps à faire les courses ou à préparer à manger.

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En ce qui concerne mon choix d’étudier au Canada, je tenais à vivre une expérience académique en Amérique du Nord. J’aimerais profiter de cette année pour suivre des cours d’anthropologie. Je suis curieuse de voir comment le sujet est traité au Canada, qui est pour moi un modèle de réussite en termes d’intégration et de multiculturalisme, avec beaucoup d’attention portée sur les populations indigènes. Le Canada me faisait moins peur que les Etats-Unis dans la mesure où la culture est à la fois européenne et américaine. Par ailleurs, j’ai fait pas mal de patin à glace quand j’étais plus jeune, et j’avais vraiment envie de reprendre. J’étais également attirée par l’expérience de la nature et des grands espaces.

Quelles sont les différentes options de logement à Kingston ?

Les trois options privilégiées par les étudiants sont les suivantes : les résidences, où tu vis avec une autre personne dans une chambre gérée par l’université. Le règlement est assez strict: tout ce qui a trait à l’alcool ou les visites est contrôlé. La salle de bain se situe sur le palier et les chambres ne sont pas pourvues de cuisine. En général, les premières années choisissent de vivre en résidence avant de changer de logements en deuxième année.

Les deux autres options sont les maisons privées, dans lesquelles les étudiants vivent en collocation ou la coopérative qui appartient au monde associatif, et qui n’est donc pas gérée par l’administration. L’absence de contrainte constitue un véritable avantage.

Quelles sont les différentes procédures administratives pour étudier au Canada?

Je dois avouer qu’avant de partir, j’avais très peur de ces procédures. En réalité, ça a été bien plus simple que je ne le pensais. J’ai obtenu mon visa canadien au bout de 2 semaines après avoir présenté ma demande et remplit le formulaire sur internet. Votre numéro de passeport vous sera demandé pour le Visa et l’AVE (Autorisation de Voyage Électronique). Si je peux donner un conseil – et je parle d’expérience –  ne vous plantez pas sur les caractères pour éviter les sueurs froides à l’aéroport. J’ai également ouvert un compte au Canada avec une banque partenaire de l’université. L’opération est gratuite et tous les distributeurs automatiques de billets sur le campus appartiennent à cette banque. Quant au téléphone, ça coûte TRÈS cher. J’ai donc acheté une carte prépayée qui me permet uniquement d’envoyer des sms, pour 15$ par mois, ce qui me convient tout à fait. Je m’en sors bien avec la wifi qui est disponible partout dans le campus et dans les cafés. Pour l’aspect académique, l’université est très à l’écoute et le centre international apporte une aide précieuse.

Quels sont les indispensables à placer dans sa valise et combien faut-il en prendre ?

Je suis partie avec une valise de 23 kg et un bagage à main, un sac de randonnée pour être plus précise. Le sac à dos est pour moi un indispensable. Il m’a été très utile le week-end dernier lorsque mes amis et moi sommes partis camper au parc national Algonquin (dont la taille équivaut à 1/4 de la Belgique). C’est un endroit magnifique. Je conseille de le visiter durant l’été indien, les couleurs sont incroyables ! Nous avions tout préparer, en passant par la location de voitures, le matériel et la réservation du camping. Nous avons marché sur 40 km sous 0°C mais c’était magique ! Le week-end précédent, je suis partis à Charleston lake avec le club outdoor de l’université. C’était plus facile, puisque le club s’est chargé de toute l’organisation.  

Es-tu membre d’une association ? Est-ce que tu fais du sport ?

Je suis membre du club outdoor que je viens de mentionner ainsi que du club de patin à glace. Participer à une association peut se faire sous forme de loisir ou de compétition, sachant que celles-ci sont peu ouvertes aux exchanges.

Quel est selon toi le budget mensuel idéal pour vivre à Kingston ?

C’est difficile à dire, dans la mesure où je paye mon loyer et mon « meal plan » à la coopérative à la fin du semestre (Septembre et Janvier), mais je dirais 550 euros par mois pour le logement et la nourriture. Le budget est plus élevé pour les étudiants qui vivent en résidence ou en maison privée. En ce qui concerne les dépenses extérieures, il faut ajouter la wifi (qui me coûte 9 dollars par mois) et le téléphone, mais c’est à peu près tout. Evidemment, en début d’année, j’ai également dû racheter tout ce que je n’avais pas pu ramener avec moi: des serviettes, draps, plantes, cosmétiques (si j’avais eu connaissance du prix des marques françaises ici, j’en aurais ramené des litres !), une multi-prise et tout le matériel scolaire. En ce qui concerne les sorties, je dirais que j’ai payé entre 60 et 100 dollars pour la location des voitures et les sorties campings des deux week-end derniers.

Jusqu’à présent, quelles sont pour toi les différences et les similarités avec la vie étudiante à Reims ?

En termes de similarités, étudier au campus euro-américain de Reims m’a permis de me familiariser avec les notions de syllabus, de readings à lire chaque semaine et de pourcentages attribués à chaque assignment. La période d’adaptation que j’ai vécue à Reims en première année, certains la vivent maintenant.

Au niveau des différences, je vis en plus grande communauté. Tous les matins, à 7h30, je suis au petit-déj avec tout le monde. Le campus est plus grand et j’ai l’impression de bouger davantage. Je travaille moins aussi (je sens que ça va me retomber dessus…). Une autre différence réside dans l’organisation des cours : à Reims, c’est très similaire d’un cours à l’autre (une lecture de deux heures suivi d’un séminaire de deux heures). Ici, il peut m’arriver d’avoir trois heures de lecture sans séminaire.

Ton top 3 des lieux à visiter à Kingston ou aux alentours ?

Comme je le disais précédemment, le campus est situé sur le lac Ontario. Le bord du lac est un véritable paradis pour aller courir, faire du vélo, organiser un pique nique ou simplement boire un verre. Il est également possible de prendre un ferry gratuit pour visiter les petites îles inhabitées aux alentours. Le bar Musiikki est super chouette ! Il propose de la musique live tous les soirs, avec un thème différent chaque jour. The Brooklyn est sympa aussi. Il est possible d’y écouter de la musique des années 40 ou de découvrir la danse en couple avec des gens que tu ne connais pas forcément.

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Prévois-tu de rentrer chez toi au cours de l’année ?

Non. Il s’agit d’un choix personnel. Je préfère utiliser l’argent qui m’aurait permis de retourner en France pour voyager. Je pars d’ailleurs à Cuba pour les vacances de Noel. En solo, ou avec mes parents, je ne sais pas encore. Je ne pense pas rester tout l’hiver au Canada, histoire de ne pas mourir de froid !

Quels seraient tes conseils pour les 2As qui s’interrogent actuellement sur leurs choix et sur la 3A en général ?

Je dois admettre que j’ai été un peu déçue lorsque j’ai reçu les résultats mais qu’aujourd’hui, je ne regrette rien ! Cela peut sembler idiot mais ne vous focalisez pas uniquement sur l’université dans laquelle vous allez être admis. L’important c’est ce que vous faites de cette année à l’étranger et les rencontres qui en résulteront.

Bon courage aux 2As dans leurs recherches ! Ne manquez pas les prochains épisodes de notre série 3As around the world !

Excursions de Sciences Po environnement “What the hike?” – dimanche 8 oct.

 

By Amandine Hess

 

Les vendanges sont terminées depuis un mois déjà à Epernay. Aussi, c’est une équipe de joyeux randonneurs qui a envahi les vignes de la boucle d’Avize et ramassait les derniers grains de raisin oubliés au sol.

Sciences Po environnement organisait sa première randonnée de la saison dimanche. Direction Epernay en TER pour les 20 randonneurs, pour les ¾ étudiants en échange. Ambiance mi-classe verte, mi-le Bonheur est dans le pré, 7 km à pied au-milieu des couleurs d’automne : beaucoup de rouge, d’orange et de brun.

L’altitude favorise les globules rouges. Les Bleus ont ainsi souvent coutume de s’entraîner dans les Alpes avant les mondiaux ou l’Euro. Puisse l’altitude d’Epernay suffire dans notre cas à nous fournir un bon bol d’oxygène avant les mid-terms !

C’est une grande première pour Rahi: “Je marche d’un point à un autre pour aller précisément quelque part mais je ne me suis jamais dis “Let’s go hiking!”. Aussi beaucoup de selfies pour immortaliser cette première fois, de pissenlits sur l’oreille et de brins d’herbe dans la bouche. Et quand la pente se fait trop raide, c’est l’occasion de leur apprendre “1 km à pied” ou de chanter l’équivalent canadien.

Ca chante aussi “Don’t stop believin” de Journey, emblématique de la série Glee. Album “Escape”, 1981 :

Just a small town girl

Livin’ in a lonely world

She took the midnight train going anywhere

Dans notre cas, Reims est la small town, Epernay est l’anywhere et le TER de 11h52 remplace le midnight train. Mais le titre de l’Album reflète bien l’état d’esprit du jour.

Apprendre à redécouvrir sa région à travers les yeux d’étudiants en échanges.

Il y eut beaucoup de photos et d’exclamations, parce que pour eux c’est tout nouveau, et digne d’un catalogue de voyage.

D’une mansarde abandonnée à une vieille porte ou un simple pissenlit, d’une haie de thuyas (“Mon Dieu c’est comme un mur vert !”) à un mur de béton, tout est prétexte pour s’écrier “Incredible!”. Certains se jettent à même le sol dans l’Avenue de Champagne pour pouvoir dire s’être roulé sur les pavés de l’avenue la plus chère de France (palmarès dû à la valeur de toutes les bouteilles stockées dans les caves des grandes maisons de champagne… #Le saviez-vous?).

Quand j’étais petite mes parents me traînaient aux traditionnelles randonnées du dimanche. C’était presque devenu un rite. Mais je ne pensais qu’aux dessins-animés de 18h30 que j’allais rater. L’habitude rend aveugle, on ne prête plus attention à rien. Mais les voir s’exclamer ainsi rappelle que se perdre dans des vignobles en automne n’est pas si commun. Ca vaut la peine de s’arrêter, souvent et longtemps – Google Maps annonçait 2h30 de marche, nous avons mis bien plus!

C’est peut-être le secret pour ne pas en perdre une miette. Regarder comme si c’était la première fois et pouvoir s’extasier qu’une haie de thuyas ressemble à un mur si vert ou à un bouchon de champagne, avec un peu d’imagination.

Ne manquez pas les prochaines excursions!

Sciences Po environnement s’occupe de tout, y compris retirer les billets de train, nous guider à l’aide de google maps et fournir le snack (Bio).

The Sundial’s On the Road Playlist

By Sara Sanabria

So you have your passport, your airplane pillow, and your luggage that is bursting at the seams with just about everything you could possibly need. What could be missing? Well, any experienced traveller knows that the right music is essential for any trip. Below we have included the perfect playlist for a roadtrip. Search for each song as you go or scroll down to the bottom for our iTunes playlist, and don’t forget your AUX cord!

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Folly and the Hunter — ‘Vultures’

Funeral Suits — ‘All those friendly people’

The Tide Rose — ‘On The Road’

Jesse Taylor — ‘Run Run Runaway’

Tegan and Sara — ‘Back In Your Head

Morning Bear — ‘You’re Right’

Vance Joy — ‘Riptide’

Keith Johns — ‘We’re Alive!’

Stars —‘Backlines’

We The Lion — ‘I Want You to Know’

Bear Hands — ‘Giants’

Porch Lights — ‘Happier, Then’

Nightbox — ‘Wonderworlds’

Voxhaul Broadcast — ‘Leaving On The 5th’

Zach Winters — ‘Sometimes I Wonder’

Lia Ices  — ‘Higher’

Michael Barrow & The Tourists — ‘The List’

The Temper Trap  —  ‘Sweet Disposition’

Tom McKenzie — ‘September’

Empire of the Sun — ‘Walking On A Dream

Scott Jackson — ‘A Chance To Fly’

ANR — ‘Big Problem’

Beecher’s Fault — ‘Liquor Store (Acoustic Sessions)’

Vampire Weekend  — ‘Everlasting Arms’

Brian Dunne — ‘Don’t Give Up On Me’

Said The Whale — ‘Loveless’

The Natterjacks — ‘White Peak’

Two Door Cinema Club — ‘Something Good Can Work’

Max Subar — ‘Morning Song’

The Empty House Band — ‘Piece Yourself Together’

AIHVHIA — ‘Enjoy Your Rainbow’

The Happy Fits — ‘Right Through’

Brother. — ‘1000’

MyKey — ‘Maybe I Was The One’

Aird — ‘Childhood’

Yankee & The Foreigners — ‘Timber’

The Riflery — ‘Hold Your Fire’

WILD — ‘Hold Us Together’

Canyon City — ‘Paper Airplanes’

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Wildermiss — ‘Keep It Simple’

East Love — ‘Sweet Arizona’

Cookhouse — ‘In Another Life’

Urban Cone  — ‘Urban Photograph

Heir — ‘I’ll Pick You Up’

Talking Heads — ‘This Must Be the Place’

The Tide Rose — ‘Ferris Wheel’

Phoenix  — ‘1901’

Branches — ‘Burn’

Quinn Lewis — ‘Heartbreaker’

 

You won’t have 3G on the road? No sweat, click here and download the playlist before you leave!

 

Let us know what you think of the playlist by either commenting on this article or tweeting at us @TheSundialPress

Happy traveling!

The Perfect Afternoon Getaway: Épernay

By Sara Sanabria

“You know, it’s really nice to see the horizon again, I really missed the sky,” said my friend as our TER glided through la montagne de Reims. She and I had decided to explore the towns around Reims because, after all, Champagne-Ardenne is world-renowned for its history and elegance. Yet for those of us who live here it is seldom explored.  However, as the school year is only just starting, there is more than enough time to begin your exploration of this culturally rich area, and where better to start than Épernay, the Champagne capital of the world!

Where to go:

  • Cathedral: Once you left Épernay’s train station, head towards the city center. At the traffic circle look to your right and you will see La Cathédrale Notre Dame. While not as impressive as our Notre Dame, this one is quaint and charming.
  • Synagogue: Built in 1880, this Byzantine-style building sits just right of the cathedral and is worth a quick pop-in.

    • Theatre Gabrielle Dorziat: Still in the same traffic circle, this Italian designed theatre adds yet another elegant touch to an already charming area.

  • Hôtel de ville: From the traffic circle you can cut through a small green park that will lead you to the city hall.
  • Avenue de Champagne: Heading past the city hall you will arrive on Avenue de Champagne. This is the most famous street in town because as the name may suggest, most of the champagne houses can be found here or nearby. To your right from the exit of the town hall you will be able to find the tourist office and to your left you can see Moët and Chandon, the largest Champagne house in the world!

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Where to taste champagne:

  • Moët & Chandon: For 24 Euros you can enjoy their tour traditionnel, which is available both in English and French. From the main lobby, a guide will give you a historical tour of the building and its caves and an explanation of the champagne-making process. Finally the tour will end with a tasting of a glass of “Imperial” champagne in a glamorous tasting room. Tours are available throughout the day, however, you should reserve in advance if you are going on a weekend or Friday afternoon.

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  • Maison de Champagne Castellane: Still on Rue de Champagne, this champagne house was established in 1895 and in true “la belle epoque” fashion, it is elegant and romantic, its stark red bricks representing the red cross St. Andrew will definitely leave an impression. It offers tours daily from 14h to 18h. Tours are available in English and French and are only 14 euros.

  • Champagne Charles Mignon: Located on 7, rue Irène Joliot-Curie, this smaller Champagne house offers a cozy experience. It offers tours in both French and English and is open from 13h30 to 17h.  
  • Champagne Georges Cartier: On rue Jean Chandon Moët you can find another smaller champagne house if you are looking for a more intimate experience. It offers tastings and a tour of the caves followed and is open from 10h to 20h everyday.
  • Champagne bars/tasting houses: Throughout Épernay there are plenty of different establishments those who prefer to skip the tour and go straight to the champagne tasting. Almost every one of the main streets will have several bars and tasting houses, but the largest concentration of them is found along Rue Gambetta (Épernay has one too!).

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Where to hike:

What with its fame for Champagne, Épernay’s natural beauty is sometimes put on the backburner, but with its rolling hills and endless skyline this is a great destination for an afternoon hike. Below is a map of popular hiking trails and a link for a complete guide to hiking around Épernay.

Where to stay:

If you want to extend your day trip here are a few options:

  • Hotel Le Clos Raymi: Located on 3 rue Joseph de Venoge this red-bricked hotel has double rooms for 120 euros a night.
  • Chambres d’hôtes la croisette: On the west hillside of Épernay, La Croisette enjoys a quiet, safe environment near the vineyards and the town centre. Swimming pool from June to August. Prices start from 69 Euros a night.
  • The municipal camping is located along the river.  It is a 5-minute drive from two shopping centers and 2 km from the city center. Prices are on a reservation basis by calling (00-33) (0) 3 26 55 32 14 or by email at camping.epernay@free.fr.

Reims: the unofficial student guide

By Mina Solujic; photo credits to Victoria Constantin

If there’s one things that can tie Sciences Po students together, it’s the seemingly shared dislike of Reims that exists among us. Especially with the less than great weather, not to mention SciencesPo’s total takeover of our lives, lashing out against Reims can be pretty enjoyable. And as much as I do like to complain about anything that bears a slight inconvenience to my life, I’m not a big enough cynic to think that there’s nothing that this little French town can offer us. After spending a year of my life here, I’ve found that there is, in fact, more to do here than just champagne tours and looking at the cathedral. So, without sounding too much like a guidebook, here’s a few cool places that I’ve discovered so that you don’t have to.

Food

For some students, it may initially come as shocking having to be completely responsible for your own sustenance, especially while at a university with a subpar cafeteria. Carrefour, for many, has thus naturally become a sort of second home. But you can’t let yourself get trapped in the Bermuda Triangle that is school, Carrefour, and home; with November breakdown on the horizon, you’re gonna need to break out of it.

I can understand the restrictions of a student budget, but there are some places that should allow a bit of a splurge. One restaurant that immediately comes to mind is Sacre Burger, found just off of Place du Forum. It’s a cool vibe with a fun industrial-esque decor that’s always bustling with people. I’d recommend making a reservation beforehand though, as they’re just that busy.

Those of you wanting to do some more healthy eating might wanna step away from the Carrefour Bio label and instead head up to some of the local farmer’s markets available in Reims. The most popular and aesthetically pleasing one can be found at Les Halles, which is actually a UNESCO world heritage centre with an art deco design. This particular market takes place Wednesday and Saturday mornings, but there are several others that pop up throughout the week. These markets are often cheaper, with better produce grown by local farmers.

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Drinks

Reims doesn’t have the same brasserie culture that one might find in Paris (that is, it sadly doesn’t have one on every street corner), regardless, it does have some cool places to start the night off (or keep it going). The first name that comes to mind is Le Cabasson, objectively one of the best venues Reims has to offer. A cafe by day and a bar by night, it’s a good time for any occasion. With the mismatched everything going on in the bar, you get a feel of that bohemian eclecticism that only seems to exist in movies. If you’re lucky, you might stumble onto one of their mini jazz sessions that they host every few Sundays (yeah, they’re open on Sundays).

If you’re interested in meeting students from other universities, there are some cool bars where one can encounter Reims’ other student communities. Neoma business school students often spend Thursday nights at the Kilberry and then head out to go Voguing afterwards. Another popular student haunt, The Gin Pamp, is filled to the brim on weekend nights.

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A place I recently learned about and which is unfortunately soon closing for the season is La Guinguette, an outdoor bar in the Parc de la Rosarie that also hosts different DJs and other musical sets. It’s a cool place to get exposure to Reims’ relatively low-key cultural life, as well as taking advantage the last of the nice weather before winter comes.

Moving to non-alcoholic drinks, if you’re looking for a place to study that isn’t the library or home, there’s Oma Cafe right on rue Gambetta. Reims is severely lacking in the coffee shop department, so Oma is very nicely filling that void with its caffeinated drinks and vintage designs. Earlier this year it was also opened for two weeks on the weekends until the owner thought better of it. Here’s hoping that she’ll forget about doing that and open up again then, so there is still hope for a weekend study spot (either way, complement the owner on her muffins and she’ll love you forever).

Music

There’s a pretty good music scene in Reims as well, if you forget about the Vogue nightclub. Taking place at Palais du Tau, another UNESCO world heritage site (Reims seems to have its fair share of those), there is Noces Felines, a concert that has up-and-coming artists coming from around France. Champagne from the house is provided and the sets are always a good time, whether you’ve actually heard of the artist or not.

Surprisingly, there’s also an outdoor music festival that takes place in Reims as well. Magnifique Society is a weekend-long festival that takes place at the Parc de Champagne, with both French and international artists coming to perform. The music is good and makes outdoor drinking all the more fun.

This list isn’t close to comprehensive and I’m sure I’m missing so many other great places, but Reims’ social media presence, in terms of cultural events, is on top of its game, making it pretty easy to keep up with any other big upcoming events through Facebook.

Reims has some cool things going on, and it’s lazy to think otherwise. Like any new place, you just need to put in the time to discover your own niche areas. And if you really need a break from Reims, you can always just hop on the next less-than-10e train out of here and take a day trip away to Epernay.

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Mongolia in July: Tango, Yaks and the Naadam

By Sara Sanabria

Where were you the last time you felt a sense of pure wonder? A feeling of absolute amazement; as if the world had stopped spinning and it is just you and that, which is in front of you? For me, it was beside a dusty road outside of Hatgal, Mongolia.

Let’s rewind back for a second: Mongolia is like a patty stuck between China and Russia. It is landlocked, dry, and reaches below freezing temperatures during winter. Strategically positioned during the Cold War, it too was part of the Soviet Sphere. After the fall of the Berlin Wall and the crumbling of the Soviet Union, Mongolia saw its GDP fall by half overnight. Rather than descend into chaos or war, Mongolians worked together to demand democracy and a multi-party system. Since then, the country has been growing, albeit slowly, and relatively modernising.

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The key word here, however, is relatively. While small villages like the one I visited have access to Wifi connection, and most people are up to date on Game of Thrones, a significant proportion of Mongolians hold on to their traditional way of life. In the countryside many still live in “Ger”s (large tent homes made of cow skins) and live off of their livestock. On your way to the grocery store you may see Range Rovers and Yaks sharing the road, as well as someone talking on their smartphone while steering a pack of horses. It’s this tango between tradition and modernity that makes Mongolia so unique, a place where you can see the two dip, sway and step in an eight-count dance where tradition seems to be the lead.

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However, tradition has a solo in July when Mongolians put on their annual Naadam festivals. The full name of the festival translates to “the three sports of men” and during two or three days villagers compete in archery, wrestling, and horse-racing. First recorded around the Qing era of the 17th century, this festival now officially celebrates the 1921 Mongol Independence from China.

Men and women both take part in the archery contest. Men shoot from a distance of seventy-five meters and women from sixty-five meters. Each archer gets four arrows and each team of ten must collectively hit at least thirty-three small targets.

Wrestling, the second sport, is only for men; however, in an ironic twist, these male wrestlers wear skimpy uniforms that show off their round bellies and thick thighs. The goal is to make your opponent touch the ground with anything other than their feet or hands. At the start of the tournament, prominent wrestlers get to choose their opponents, most of them picking the smaller and newer wrestlers and as the day goes on, only the strongest remain. In Mongolian society, wrestlers are very well-regarded: interestingly enough, most successful wrestlers are also successful professionally and have important posts or are business owners. In fact, the principal of the Hatgal high school is a well-known wrestler.

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The last of the sports is possibly the most fascinating: horse-racing. Unlike Western horse-racing, in Mongolia, attention is paid to the horse and to the jockey. The racing is split into two categories where two-year old horses race ten miles and seven-year old horses race for seventeen miles. The races usually start in the very early morning and end around 10am. As if it wasn’t difficult enough, it is probably worth noting that the Jockeys are boys or girls between the ages of seven to thirteen and they ride bareback.

My last moment of pure wonder thus happened at Hatgal’s Naadam festival. Around 10:30 am, as people waited for wrestling to start, a faint rumbling could be heard. I hurried over to the top of the hill close to the finish line to watch the scene below me. At the front were two or three horses were neck and neck, their child jockeys feverishly whipping them to go faster. Behind, about eighty more contenders followed, while a few SUV’s sped alongside, presumably carrying worried parents. As the thudding became louder and the race approached, I was in complete awe. What was I doing at the age of nine? Certainly not riding bareback across the Mongolian plains. And that is when it dawned on me: Mongolian culture is not a fixed platter of events, customs and foods, it is something that is born out of perseverance, strength and a sense of community, all of it deeply rooted in a year-long celebration of tradition.

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I have no reservations in strongly recommending everyone on planet Earth to see Mongolia at least once in their lives. Not to “find yourself” or seek some ancient wisdom, but instead to experience a culture that could only exist in a place where children are as tough as nails, yaks creep into your front yard, and tradition and modernity dance ever forward.

Sara Sanabria is a second year student at Sciences Po Campus of Reims and Travel Section editor at The Sundial Press.

Carte Jeune vs Blablacar: which suits you best?

Read the French version

Being a student doesn’t mean remaining static. In order to occasionally return to your hometown or travel for a weekend, you’ll need to choose between various available transport options, and the Sundial is here to help you by comparing the advantages of the Carte Jeune and Blablacar.

Advantages of the Carte Jeune:

  • 30% discount on any train travel with a reservation (TGV and Intercités)
  • 25% or 50% discount, depending on the period of time, on any train travel without a reservation (TER and Intercités)
  • Ability to work while traveling
  • Your own personal space
  • No luggage size constraint
  • In some cases, faster than Blablacar
  • More stable and predictable schedules (you can plan in advance)
  • Access to last minute tickets discounts that can be very useful for a spontaneous trip

Advantages of Blablacar (carpooling website):

  • Relatively cheaper than the train (with Carte Jeune)
  • No subscription or prepayment required
  • Possibility to meet new people and pass time by talking, depending on the driver’s friendliness
  • Possibility of asking for a detour and benefitting from a door to door travel
  • Possibility to contact and arrange with the driver in case of a last minute impediment
  • On your profile, you can select your preferences in relation to music volume, presence or lack of pets, smoking and even willingness to chat
  • The drivers are evaluated by their previous passengers on their driving and punctuality, and you can find users’ comments on their carpooling experience
  • Blablacar also exists for travel beyond French borders and within other European countries

Other criteria that must be taken into account:

  • Your specific trajectory

If you want to go from Reims to Le Havre, there are no direct train lines, and you have to switch trains in Paris. In this case, Blablacar may be a better option since it will take the same amount of time, or less, and will turn out cheaper

  • Personal preferences

If you want to work or just maintain a degree of privacy, the train might be preferable. In case, you enjoy meeting people outside of SciencesPo, then Blablacar is your opportunity.

  • Having the Carte Jeune doesn’t prevent you from using Blablacar from time to time, since it doesn’t require any subscription