Mais Où Va le Foot?

By Antoine Humbert

Une fois de plus, l’été aura été particulièrement marqué par l’actualité footballistique en raison de la période estivale des transferts. Ceux-ci ont battus tous les records confirmant le tournant radical pris par le football depuis le début du siècle et plus particulièrement ces dix dernières années.

Avant même la fin du mercato estival (ndlr le 31 août), celui-ci a déjà battu tous les records : celui du montant total des transactions (plus de 3,3 milliards de dollars pour les cinq plus grands championnats), celui du gardien le plus cher, du défenseur le plus cher, du joueur le plus cher, etc. Ainsi, le club anglais de Manchester City a d’ores et déjà dépensé plus de 218 millions d’euros cet été pour reconstruire son secteur défensif. Soit une somme supérieure au budget de la défense de 71 pays dans le monde, tels que la RDC ou la Bosnie. Le transfert du jeune prodige brésilien Neymar, du FC Barcelone au Paris Saint-Germain, pour 220 millions d’euros tient de la même aberration. 220 millions d’euros, cela équivaut à 16 300 clios, au budget annuel de la creuse ou bien encore comme mis en avant par les supporters guingampais à 44 400 000 pintes.

Mais le cœur du problème ne réside pas là mais bien dans l’idolâtrie faite des joueurs qui les présente comme intouchables et tout permis. Ainsi, pour fêter le transfert de Neymar Junior au PSG, les services de la Tour Eiffel, un lieu publique et historique, ont été requis pour lui souhaiter la bienvenue dans la capitale parisienne. Autant dire que l’arrivée du brésilien est considérée comme un évènement national si ce n’est international alors que l’on ne parle ‘’que’’ de foot.

Par ailleurs les valeurs du sport sont de moins en moins présentes dans le sport le plus populaire et le plus pratiqué du monde. Malgré toutes les politiques mises en place par la FIFA et les autres instances du football international, notamment pour dénoncer le racisme ou développer le fair-play, les incidents se multiplient. Les joueurs, source d’émerveillement pour des millions de jeunes se croient dorénavant tout permis et ont des raisons de le croire en vue de leur salaire. Le nouveau salaire de Neymar (et oui encore lui) au PSG sur 5 ans s’élève ainsi à plus de 150 millions d’euros net, sans les primes ni les contrats annexes avec sa sélection nationale et surtout avec les sponsors. Et Neymar n’est pourtant pas devenu le joueur le mieux payé du monde par la même occasion. L’énormité de ces sommes et l’enjeu aussi bien sportif qu’économique que ces joueurs représentent leur permet de faire tout et n’importe quoi sans crainte d’être sanctionné. Ainsi Mario Balotelli a été arrêté pour excès de vitesse la semaine dernière sur une autoroute italienne. Rien de spéciale si ce n’est que « SuperMario » est un habitué avec plus de 30 excès de vitesse à son actif. A ces excès on peut ajouter tous les joueurs coupables d’évasion fiscal, pratique connue du milieu mais révélée au grand monde en décembre 2016 par la publication des Football Leaks. Comme quoi, plus on a de l’argent plus on en veut.

Dans le même temps, le football amateur lui-même connait un sort dramatique avec une perte d’identité et une disparition de plus en plus criante des valeurs sportives. Le nombre d’agressions sur les arbitres ne cessent d’augmenter, les vols dans les vestiaires se multiplient et les terrains de foot deviennent de plus en plus les théâtres d’excès d’engagement physiques a répétition. Quoi de plus normale quand on voit le comportement des modèles de tous ces jeunes aussi bien sur le terrain qu’en dehors. Entre les Cahuzac célèbres pour leur jeux violents et dangereux, les Suarez qui mordent leurs adversaires en plein matchs, les Zidane qui pêtent les plombs ou bien les Messi et Ronaldo qui ne payent pas leurs impôts, les sources d’inspiration ne manquent pas.

La financiarisation du football ne s’est pas faite sans sacrifice. On a sacrifié les valeurs du sport au profit d’une capitalisation de celui-ci. Le plaisir et le divertissement dans le football ne sont plus qu’accessoires, tout n’est dorénavant qu’histoire de sous, de profits, d’échanges sur les marchés, d’investissement sur court, moyen et long-terme. Il n’y a plus de joueurs, plus de public, plus de stade mais seulement des avoirs financiers, des investisseurs et du capital.

Il est donc essentiel d’agir pour revenir aux valeurs du sport et continuer de faire rêver nos jeunes à travers le monde. De les faire rêver non pas d’argent mais de valeurs sportives, d’exploits et non de salaires, de fans et non de sponsors. L’avenir du football en tant que sport est donc en suspens ; au point de remettre en question Pierre de Coubertin selon qui “Un seul sport n’a connu ni arrêts ni reculs : le football. A quoi cela peut-il tenir sinon à la valeur intrinsèque du jeu lui-même, aux émotions qu’il procure, à l’intérêt qu’il présente ?”

Photo/ Twitter User @jmxcdo

L’Inde entre les lignes (2)

Voici la suite du voyage de Marie Reboud en Inde (dans le cadre du stage offert par AIESEC), que vous pouvez suivre aussi sur https://www.myatlas.com/MarieRbd/

Lire la première partie ; la suite

  • Premiers pas dans la “ville qui ne dort jamais”

Écrit le mardi 6 juin à Navi Mumbai

Dimanche soir, jour de mon arrivée, j’ai fait la rencontre de Marine. Elle est française, elle a 23 ans et elle est ici depuis 3 semaines. Notre première discussion m’a énormément rassurée : elle me parlait déjà d’un voyage dans le nord de l’Inde que l’on pourrait faire ensemble dans quelques semaines et me racontait à quel point elle était heureuse depuis son arrivée. Voir un si grand sourire, autant de dynamisme, mais aussi parler avec quelqu’un qui a la même culture que moi m’ont fait énormément de bien.

Il faut dire qu’en tant que française de milieu plutôt privilégié, je me retrouve dans un environnement qui diffère en tous points du mien, d’autant plus que je n’ai jamais voyagé en Asie ni dans aucun pays pauvre. D’après Marine, qui a déjà visité la Thaïlande et l’Indonésie, je commence par le pire…

Lundi, j’avais rendez-vous à Vashi, un quartier disons plutôt moderne de Navi Mumbai, avec Aya, Fatma (une nouvelle intern Turque) et Rahul. Marine est venue avec nous car c’était la première fois que nous prenions le train et nous avions clairement besoin de son aide et de ses conseils.

Alors, prendre le train à Bombay… Je ne suis pas vraiment sûre de pouvoir décrire à quel point cette expérience, qui semble tellement banale, est en fait exceptionnelle à mes yeux. Les trains qui relient les différents quartiers de Mumbai et Navi Mumbai ne sont absolument pas comparables à quoi que ce soit qui existe en France. Disons qu’ils sont à mi-chemin entre le métro et le tramway, mais les différences sautent aux yeux. La première est que le train roule avec les portes ouvertes. Commet imaginer un métro parisien rouler portes ouvertes ? Lorsqu’on traverse le pont entre Mumbai et Navi Mumbai, le vent marin s’engouffre dans les wagons et il est si fort que mon téléphone a manqué de tomber de ma main ! Je pense que les quelques images parleront d’elles-mêmes bien qu’il soit difficile de prendre des photos discrètes alors que tous les regards sont fixés sur moi… Nous empruntons le wagon réservé aux femmes, mais le wagon mixte me semble aussi assez sûr dans la journée.

A Vashi, nous retrouvons Rahul dans un mall, c’est-à-dire un centre commercial, seul environnement plutôt familier jusqu’à présent. Le rendez-vous visait à organiser notre travail pour les prochaines semaines. Le maître mot pour toujours rester zen et calme en Inde est la patience : cela s’applique très clairement aux membres de l’AIESEC à Navi Mumbai, qui sont assez désorganisés et semblent toujours penser que tout va bien…

Le mall a clairement des allures de centre-commercial américain, bien que les boutiques Michael Kors et Hollister soient remplacées par du prêt-à-porter traditionnel et des salons de massage thaïlandais. Le supermarché est rempli de mangues et autres fruits frais. En parlant de mangues, elles sont très peu chères et faciles à trouver ici, à mon plus grand bonheur : j’en ai acheté 3 à un petit monsieur au bord de la route pour Rs.70, soit 1€, quand une mangue coûte 2.5€ en France !

La journée de mardi fût pleine de sourires, de rires et d’innombrables nouvelles découvertes pour moi. Aya, Marine, Fatma et moi partons vers 11h pour Vashi avec Becky, une anglaise arrivée en même temps que Marine. Rutu, la project manager de Becky et Marine avec qui nous allons travailler cette semaine, nous indique une mystérieuse adresse à laquelle nous devons nous rendre pour retrouver Sarika Gupta. C’est la fondatrice de l’ONG « Safe n’ Happy Periods », pour laquelle Marine et Becky travaillent depuis leur arrivée. Sur le chemin, nous sommes littéralement harcelées par des petites filles en haillons, pieds nus, qui nous tirent par les manches et tendent leurs mains pour obtenir quelques pièces ou billets. Marine leur répond sèchement, et m’explique ensuite que, bien que l’on soit prises de pitié, il faut savoir dire non car si l’on donne un billet à un enfant, une dizaine d’autres accourent et l’on ne s’en sort plus… Le soir, il nous restait du riz de notre repas et l’avons donné à deux petits garçons dans la rue qui semblaient très heureux de pouvoir manger plutôt que de recueillir des billets à remettre à leurs parents (ou autre…) ensuite. On croise aussi beaucoup d’aveugles qui font la manche, et je me dis que « Slumdog Millionaire » ne sort pas de l’imagination…

Nous nous retrouvons donc dans un Data Science Congress (!!!) organisé par Sarikaa dans le cadre de son activité professionnelle. On nous y offre un excellent buffet avec de la nourriture locale que nous dégustons entourées d’indiens en costume qui mangent debout et avec leur main droite. La rencontre avec Sarikaa nous permet d’organiser notre travail avec elle pour les prochains jours. Sarikaa a une cinquantaine d’années, elle est très belle, d’autant plus qu’elle porte un superbe sari orange et dorée, et elle a l’air d’être très instruite et indépendante, bien que mariée et mère de famille.

Il est 15h, nous n’avons plus de travail : pourquoi ne pas aller à Mumbai ?

Le voyage en train de Vashi au centre de Mumbai dure 1h. J’ai passé tout ce temps à observer les femmes autour de moi, à regarder ce qu’il se passe par la fenêtre (et par la porte !), vraiment comme une gamine dans un magasin de poupées (ou comme moi chez Zara il y a encore quelques mois) !

Arrivées à Mumbai, on décide de prendre le taxi jusqu’au Babulnath Temple. A 5 dans un taxi à 27centimes/personne la course, j’ai passé 25 minutes entre mini crises cardiaques et fous-rires. Quelqu’un qui n’a pas vu ça de ses propres yeux ne peut pas imaginer l’énorme bazar que sont le trafic et la circulation dans Mumbai : pas de rickshaws ici, mais une quantité impressionnante de taxis, de motos et de vélos, sans oublier bien-sûr les voitures et les camions. La scène ne serait pas si drôle si des petits monsieurs ne transportaient pas d’énormes sacs de graines sur leur tête en zigzaguant entre les engins qui roulent à 17kms/h. Sans parler des charrues remplies de meubles et de tubes de métal, ni des piétons, ni des pauvres policiers qui tentent de faire la circulation aux croisements. Les klaxons ne s’arrêtent pas, personne ne ralentit pour laisser passer les piétons… Bref, étant habituée à la circulation tranquille et plutôt respectueuse en France, j’ai vraiment cru que j’allais perdre la vie. Mais je pense qu’il suffit juste de s’habituer. A ma quatrième course de la journée, ça allait déjà beaucoup mieux.

Le temple hindouiste de Babulnath est absolument exceptionnel. Coupé des bruits de la ville, plein de couleurs et de fleurs, j’y ai vraiment ressenti un climat de calme, de paix, de gentillesse et d’accueil. Je pense que les images parlent d’elles-mêmes. Je voulais absolument visiter ce temple car c’est le décor de plusieurs scènes de la série Sense8 de Netflix que j’ai regardée en entier juste avant de partir (pour les connaisseurs, c’est ici que Kala vient se recueillir et que son beau-père se fait poignarder. La statue de Ganesh que l’on voit dans la série n’est pas là toute l’année, elle est apportée à Babulnath pour certains festivals uniquement).

Nous dinons sur Marine Drive, qui est en quelque sorte la Promenade des Anglais ou l’Ocean Drive de Mumbai. Une fois de plus les photos suffisent. Il fait frais grâce au vent marin, les gens sont souriants et le coucher de soleil est magnifique.

Pour rentrer, vers 21h, on prend le train d’un terminus à l’autre, un total de 2h de trajet environ. Une fois de plus, chaque minute passée dans le train est pour moi une expérience profondément enrichissante. A peine installées dans le wagon des femmes, tous les yeux se braquent sur Marine, Becky et moi, car nous avons la peau claire, les yeux bleus, et Becky et moi-même sommes blondes. Les regards sont d’abord intrigués, surpris mais surtout pesants car assez insistants. Mais très vite, je décide à mon tour de regarder ces femmes dans les yeux, et de leur offrir de larges sourires. J’avais besoin de leur montrer que j’étais exactement comme elles et que je ne devais surtout pas être une source de crainte. C’est à ce moment-là que j’ai vécu la plus belle expérience depuis le début de mon voyage mais aussi sans doute l’une des plus belles de ma (courte) vie. Une jeune femme, qui m’avait vue sourire et qui semblait très intriguée, est venue s’asseoir à côté de moi. Elle engage alors une conversation avec moi en Hindi à laquelle je ne comprends bien-sûr pas un traitre mot. Voyant qu’elle ne parle pas anglais, je demande autour de moi si quelqu’un peut nous servir de traductrice. Personne. Voyant que la jeune femme s’acharne et continue de me sourire et de me parler, je sors mon téléphone et lance Google Traduction. Elle peut ainsi lire mes messages en Hindi et me répond avec des gestes afin que je puisse comprendre à mon tour. J’apprends donc qu’elle vit à Panvel comme nous, elle me présente sa fille et sa sœur, toutes deux adorables et très souriantes. Elle semble ébahie quand je lui dis venir de France (sait-elle quoi que ce soit de mon pays ?), et elle sourit timidement quand Marine et moi lui disons qu’on l’a trouve très jolie. Cet échange, pourtant rapide et laborieux, m’a remplie d’un immense bonheur, mais m’a aussi apporté, en quelque sorte, beaucoup d’espoir. Cette femme qui semblait assez pauvre et peu éduquée (puisqu’elle ne parlait pas anglais) avait bravé l’inconnu et était venue s’asseoir à côté de moi pour me parler. Je crois pouvoir dire que je n’oublierai jamais cet échange et encore moins ces sourires pleins de curiosité, de malice, d’intérêt mais surtout d’humanité et de joie.

Letter to… Planet Earth

Dear Planet Earth,

I hope you’re doing well. But I fear you’re feeling a little under the weather.

Firstly, I want to say sorry. Sorry for the destruction that the human race has caused you and continues to cause every day. Pollution, litter, deforestation, over-consumption; the list could go on. I apologise on behalf of the man who will continue to cause a lot more devastation to your precious land and atmosphere: the current President of the United States, a man who should know better. His lack of interest in the environment and climate change is particularly unfathomable considering the almost unanimous agreement of the dangerous consequences of climate change by numerous scientists, societies, science academies, government agencies and intergovernmental bodies.

After the ratification of the Paris Climate Agreement in October 2016, we all thought things were heading in the right direction. It was, after all, the first ever universal, legally binding global climate deal between 195 countries. Their long-term goal is to keep the increase of global average temperatures below 2°C. But now all of that hard work may be for nothing – and the reason begins with a big fat capital T.

Trump’s new executive order ‘Promoting Energy Independence and Economic Growth’ announced on March 28th is seen by many as a step backwards in terms of green energy and a big slap in the face of Planet Earth. The order instructs every agency of the federal government to immediately review and get rid of existing regulations that potentially burden the development or use of domestically produced energy resources. i.e. the regulations surrounding the fossil-fuel and nuclear-power industries.

In particular, it directs the Environmental Protection Agency (EPA) to revise the Clean Power Plan – created by Obama in August 2015 – which was meant to show the world that the US is committed to leading global efforts to address climate change. Helping the US to get halfway to their target of reducing greenhouse-gas emissions by a quarter, from their 2005 levels, by 2025. In Trump’s words it is a “crushing attack on American industry”.

Here are some pretty incredible statistics: the plan would, it was projected, result in 870 million fewer tons of carbon pollution released into the atmosphere, as many as 360 fewer premature deaths in the US between now and 2030, and 90,000 fewer asthma attacks in children. Surely something worth keeping?

The EPA is rapidly descending into a shambles. Scott Pruitt, the new EPA administrator (and known skeptic of climate change) announced that the agency was no longer interested in even collecting data on the amount of methane that oil and gas companies release. This, from the person in charge of an agency specifically created to protect human health and the environment.

In a recent New Yorker article entitled Trump V. The Earth, Amy Davidson argues that this order is not what Trump calls “an end to the war on coal,” but is in fact a war on the basic knowledge of the harm that coal can do. I would argue that this is the battle cry of a man who wants to recommence the war on our planet – it was far from ending, but it was at least being recognized and addressed. A war which will affect every single one of us. I wonder if he ever thinks about how his actions will affect the world for future generations – the one his son, Barron, and grandchildren will grow up in.

But climate change will not just affect a far-off distant future; it is already impacting the here and now. Just ask the displaced communities forced from their homes due to rising sea levels (global sea level rose about eight inches in the last century. The rate in the last two decades, however, is nearly double that of the last century.) Or ask the people in South Sudan – where drought is a contributing factor to one of the worst humanitarian crises since 1945, according to the UN. In March 2014, TIME Magazine published a report which found that global warming of only 2º C will likely reduce yields of crops like rice and maize as early as the 2030s – much sooner than expected. This is happening in countries that produce barely any carbon emissions, countries with almost no industry or few vehicles. Looking after the planet also means looking after our fellow human beings.

Davidson writes; “For all the talk of American greatness, Trump’s actions regarding climate change represent a historic abdication of leadership.” Particularly as a survey conducted by the Pew Research Centre last year found that around two-thirds of Americans think climate scientists should have a major role in policy decisions about climate matters, more than say that of the public, energy industry leaders, or national and international political leaders. In other words, the American public think climate change is important and want to do something about it.

Maybe Trump could look at the younger generation for inspiration; more and more young people are choosing to adopt daily practices to protect the environment and combat climate change. A survey conducted last year by the European Parliament found that – out of the 10, 294 young adults questioned in the 28 Member States – 63% sorted household waste, 47% reduced their consumption of disposable items and 46% reduced water and energy consumption at home.

Around 7.5 billion people call Planet Earth home. That’s a lot of mouths to feed and a lot of homes to warm. But it is not over-population that is necessarily the main threat to our globe, but over-consumption. As Gandhi once said; “The world has enough for everyone’s need, but not enough for everyone’s greed.” By doing small acts to help the larger picture, I believe we can at least try to combat the ignorance of others.

But this isn’t just one long grumble; I also want to say thank you. Thank you, Planet Earth, for your sunrises and sunsets; the orange glow which never fails to mesmerise me. Thank you for the cherry blossom in Spring and the crisp leaves that crunch underfoot in Autumn.

Thank you for your vast oceans; even the freezing Atlantic, which I like to dip my toes into from time to time. For the water that I drink, for the food that grows within you, for the shelter you provide.

Thank you for being so beautiful that I sometimes have to catch my breath. Thanks for the smell of freshly cut grass and the whisper of the wind between your branches; the sound of the birds singing at dawn and the crash of thunder in a storm.

I may not be the greenest person out there, but I do try. Because I know how precious you are. I appreciate your beauty, your strength and your resources – growing up on a diet of David Attenborough documentaries, it was hard not to be awestruck by nature. As Louis Armstrong’s dulcet tones once sang: what a wonderful world.

All the best from your ever-grateful inhabitant,

Jessie

Letters to… A Younger Version of Myself

Dear eighteen-year-old Simay,

You look adorable with that haircut. You are probably incredibly excited to start a new school in France and I wish I could go back in time and warn you –it’s not going to be as amazing as you expect it to be, and that’s okay. You are not going to kiss someone on top of the Eiffel Tower, you are certainly not going to be the best student in your class, and there will be lots of mental breakdowns along the way. However, you are going to change as a person in ways you can’t even imagine and that’s probably worth all the trouble. I should also add that your French will suck by the end of two years but you’ll have that one teacher who will make you read Voltaire and Victor Hugo and even though it will take you ten minutes to read a page, you will be able to say “I have read Voltaire in French,” when you are twenty-five and want to sound highly intellectual at a dinner party.

I have a couple of pieces of advice for you to get through your years in Reims. First of all, the reason you are going to be disappointed is not because Sciences Po does not offer a high-quality education, but because you imagined it as a utopian place upon your arrival on campus. Above all, it’s an institution, which means you are going to have professors who will really change the way you look at the world, and those who can’t form a proper sentence without looking at his/her notes. You will meet people that’ll make you wonder “How did he/she get in here?” and those whom you will admire and look up to as role models.

It is going to be a difficult task to realize that grades do not matter as much as learning. You can get really high grades without learning the subject properly if you know how the system works, prioritize courses that will give you the most credits, and do nothing else. Or, you can settle for an average grade, but actually dedicate your time to learn the things that you really want to learn. It’s a choice you need to make between being pragmatic and ethical, and sooner or later you’ll know which one makes you happier. Do not brush aside your hobbies just because you need to pass that micro quiz. Nobody is going to ask you to calculate marginal utility in two years, but you will regret it a lot if you sit in front of a piano and can’t even play the most simplistic sonatas of Beethoven. If you are going through a depressive episode, do not force yourself to study. Treat it as any other health issue and take care of yourself. You deserve that ice cream. Do not go to your Italian class if you have a fever that is above 38.5 (I am serious that class isn’t going to end very well, go back to sleep). Do not hesitate to ask for help when you need it, some people are going to turn you down , but that is not a reason to stop asking. There will be someone who will finally respond, understand, and be there for you (I would list the names of all the people that I would like to thank here, but I don’t want to turn this into an Oscar speech). Invite people to dinners and movie nights. If you want to get to know someone and don’t have the opportunity to do so, then create one on your own and chances are there are lots of people out there waiting to be reached out to. If there is an association that you want to join that does not exist on campus, start one. Do not force yourself to socialize the way everyone does. You don’t have to go to every single event during the integration week in order to make friends. Go out if you feel like going out, but you can also make yourself popcorn and get a beer and watch How I Met Your Mother for hours and that is an acceptable way of spending a Friday night. Lastly, try to judge people less. Judge yourself less. If you are not happy, stop whining and try to make the best out of a situation. Regarding your third year abroad, don’t worry about it too much. You’ll end up in some place really cool.

Lots of love,

A slightly wiser version of yourself that really needs to work on an essay but instead decided to write this.

Letters to… Tea

Dear Tea,

You sat in my suitcase, rectangular boxes of ceylon crushed between sweaters, shoes, and family photos, as I made my way across the ocean all those months ago.

“Maddie, I bought tea at the grocery,” my father said as he placed the two orange packages of Twinings on my bed. I looked at you and then at him, and said with a smile: “I think they’ll have tea in France, Dad.”

“I know, but what if it’s different? I want you to have tea from home.”

I remember thinking how absurd it was that I was wasting valuable suitcase space on you, of course they would have tea in France! And if it was different, so what? Everything else was going to be different. But I couldn’t quite bring myself to remove you from the collection of items I had deemed important enough to bring overseas. So there you stayed, accompanied by an army of mismatched mugs to boot.

You and me, tea, we have a long history. My mother likes to tell the story of going to visit my great grandmother on Tuesday afternoons when I was younger. I was about a year old and only just learning how to shakily toddle across the kitchen floor. During those visits, my mom would sit chatting with Nanny, who would have me walk across the room to her, offering up tiny sips of tea as a reward. According to most doctors, I was much too young for the drink, but the Irish immigrant in Nan seemed to think the practice was quite alright.

Tea, you have been a unifying force in my life. You aren’t simply the drink that offers comfort in the cold days of winter or cool relief during the dog-days of summer. And I would never dare label you as just a vehicle for caffeine. You are caring in object form.

“Will you stay for a cup of tea?” my grandmother asks me as I take off my shoes in the entryway. Tea, it isn’t really about you, but the conversation we will have in your company. With my grandfather in his rocking chair and my grandma on the couch, we talk about school and politics and how the Yankees are doing that season. And I become closer to them.

“I’ll make you a cup of tea,” my younger brother proclaims before leaving me at the dining room table to complete yet another college application. He returns a few minutes later with a perfectly brewed mug. Just enough sugar, just enough milk. It’s his way of doing something, anything, to help me through what he knows to be a stressful time. And tea, I’m going to be honest, I’m getting a bit emotional thinking about it.

From my father putting the kettle on in the wee hours of the morning back in New Jersey, to the electric kettle I plugged in next to my row of “imported” mugs in my apartment here in Reims, to the pot my mother sat on the coffee table when she visited me a month ago…tea, you have silently borne witness to my life, moments big and small. For that, I am eternally grateful.

Yours,

Maddie

P.S. Twinings Ceylon doesn’t taste the same in France, Dad. You were right.

Letters to… Amygdala

A letter to Amygdala (your brain’s equivalent to a teenager),

There is nothing better than the feeling of calm that comes with a Sunday lie-in, when you have nothing due the next week and all seems right in the world. On the other extreme end of things, there is nothing worse than absentmindedly scrolling through your emails on said Sunday, eating cereal straight from the box and coming across an email stating you have a five page paper due tomorrow. That split second of combined panic, dread and distress is exactly what it feels like when our brains engulf us in the hopelessness that is a Panic Disorder. So my letter today is to you, Amygdala, the pop tart-looking part of our brain in charge of all our emotional reactions (now you know who to blame when it’s 2am and you’re crying over a man eating a taco on YouTube).

Before addressing your pop-tarting ways, I would like to speak to the many others reading this (here’s me hoping I’m not just talking to myself). Did you know, according to the WHO, mental disorders are among the leading cause of ill-health and disability in the world. Yes, those ‘inconvenient, attention seeking’ illnesses we all like to avoid and sometimes pretend don’t exist, affect about 450 million people worldwide.

My analogy above of what a panic attack feels like might be a little lacking but think of it like the ‘It’s Complicated’ button on Facebook, it’s just, you know, complicated. Like all mental disorders, people experience it differently, but that is not what should really matter. What does matter is recognising the importance of taking care of ourselves and putting our mental health first. Trust me, I know, it’s easier said than done, but the first step is really taking a step back and consciously engaging with our stress levels and mental processes. Try some yoga, drink some Kale, but most importantly talk to someone, you are not alone and oh! Breathe and maybe don’t drink Kale, it tastes like unfertilised weed fields.

Now as for you, Amy (can I call you Amy?), you do not work alone in causing people to frequently think their lives are coming to an end, but you and I both know I am not baselessly blaming you. According to Dr. Jieun E Kim of the Department of Brain & Cognitive Sciences, Ewha Womans University Graduate School, animal studies have linked Amygdala stimulation to behaviour similar to human panic attacks. The theory goes that abnormal activity within the 13 nuclei of Amy indirectly or directly causes panic disorders. The Amygdala reminds me of my teenage self, one minute acting out against my mother and the next declaring my love for her because she replenished my milk supply. The fun thing about Psychological disorders and Psychotherapy is that for now we truly cannot pinpoint what exactly causes them or what the best ways are to treat them. Good news is: there is hope, there is science, and there is spirituality and a number of other options out there to help.

So why am I writing to you Amygdala? Well it is simple; like Pizza but unlike croissants, you no longer control me and I just wanted to tell you that. (I know, sounds a little cliché but in my defence I have referenced pop tarts and tacos and you are still reading). This is not me saying I will never have another panic attack, but just simply that I won’t let it stop me from living my best life. It’s also a little promise to myself to take care of you, Amy, so you stop trying to ruin my life because obviously once something’s written down, it’s like a pinkie promise and I can never go back on it. And remember kids, at the end of every five-page paper is a box of cereal and a tub of chocolate chip ice cream.

Love,

Anjeola

Letters to… Moneta

Dear Moneta,

“Time past and time future

What might have been and what has been

Point to one end, which is always present.”

T.S. Eliot

 

We remember when we still felt young.

When we rode steel rivers that’d cut the hills.

 

The countryside, still ripe with the grapes of the land.

The air ripe with the spirit of their labor.

 

All hanging earth from the tired branches.

The rays in our sky,

and the sweat of heat still trickling down with elation.

 

Moneta, we walked through your doors that shimmered red like blood.

 

We did not know what to expect.

 

The work,

the stress,

the joy,

the ecstasy.

 

In your streets we walked,

the crippled walls who’ve known the tragedies of war.

 

But we were here.

We were new.

From the corners of the world we came- skies and oceans and moons apart.

But we were here.

 

And now we are leaving.

 

From a fragile glass,

the warm colors that shined like copper.

Deep amber.

The old gold crying with its steady wake.

Our feet planted to the earth,

our knees shaking as you told us that we were here to make something.

That we were here to prove something.

 

With your coming weeks,

your months and years, we changed.

Felt the heat of August turn into a timid gust.

 

We made bonds hardened like chainmail.

 

What we proved is that our hearts were weak

but our eyes still trembled with fervor.

 

With late evenings,

the sky grew black with hours that reached beyond your broken sleep.

Under pressure we felt the nerving weight on our shoulders.

We were put to the test and sometimes we failed.

Each time feeling your tepid touch.

 

Moneta, I’ve kissed death and it still lingers on my lips.

 

Perhaps we were unfaithful.

Ignoring your love for another.

Walking amongst the columned books, stacked up like mazes.

Perhaps we quivered with the dust,

too many unforgettable nights to remember.

 

We forged a story.

 

Told it in an empty hall.

And perhaps no one was listening.

But we knew you were still there.

 

Our ink dripped on cheap paper.

But from the black ink we painted on a page,

sometimes the script we were writing shimmered blue.

 

Now, it’s time for you to greet the stranger in the forest again.

 

Remember all those who’ve accompanied you here Moneta;

your merry band of gypsies.

The friends, the family, the loved ones.

Some of them are here today.

And others less fortunate.

 

They heard you crying.

They made you out of clay.

From hundreds of points on a map we shall travel,

but we will always feel the blood in your fingertips.

 

Remember that gothic church tower,

the eye of Providence,

the ones who watched over you in your sleep.

Because we were tangled roses.

 

We laughed,

and loved,

and hated,

and cried.

 

Two years at shutter speed,

glossing over our film-like dreams

none of which we imagined.

 

Take a second to feel that heat again.

Feel it grazing on your naked skin.

 

The taste of the indefinite countryside.

Where we made a home for ourselves.

 

Moneta when we set our wooden vessel ablaze,

our embers will still glow in the midst of any storm.

 

Remember us.

Just a little bit longer.

 

  • Marcos Castellá